Coeurs Perdus en Atlantide

Coeurs Perdus en Atlantide

Auteur : Stephen King

Editeur : Le livre de poche

Année : 1999

L'exemplaire que j'ai lu venant de ma chère mère (voir lien), je m'étais promis de ne pas le lui abîmer ; comme d'habitude, promesse non respectée, la couverture est tordue de partout... Au moins, cela prouve que, oui, j'ai lu Coeurs Perdus en Atlantide.

Divisé en plusieurs parties-époques, l'auteur nous fait voyager d'un personnage à un autre, de 1960 à 1999 ; le fil directeur : une fille, Carol Gerber.

Il se dégage de ce livre une atmosphère très particulière ; Stephen King a visiblement essayé de restituer l'atmosphère des sixties, l'état d'esprit des rescapés du VietNam et des Hippies, à travers quelques destins qui se rejoignent. Et je dois dire que c'est assez réussi. Chaque époque offre un nouvel éclairage sur la période, de Bobby, le gamin solitaire qui rêve d'une bicyclette, à Willie le vétéran, qui gagne sa vie en feignant d'être aveugle, en passant par Pete, l'étudiant joueur de cartes...

"Ceux qui se souviennent de beaucoup de choses à propos des sixties n'y étaient pas", dit à peu près Stephen King ; je pense qu'il a réussi son pari : nous en dire beaucoup en prouvant qu'il y était.

J'ai juste un petit bémol -mais c'est que je ne suis pas très littérature fantastique à la base-, à savoir la fin de l'épisode Bobby Garfield ; là, notre bon vieux Stephen a un peu déliré, à mon avis. Bien sûr, on aura un semblant d'explication sur le pourquoi de cet épisode bizarre (je vais éviter de spoiler ^^), mais je continue de penser que c'est très incongru dans le bouquin.

Note : 7/10

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