21.11.2006
Question de bon sens
Prologue
"Ce qui est fou, avec toi, c'est que chaque fois que tu dis quelque chose c'est plein de bon sens ; je vais finir par te surnommer "réel"...
- Eh oui, c'est dur d'avoir toujours raison... "Réel"... Pourquoi pas "plancher des vaches" pendant que tu y es ?
- Oh, mais je trouve que ça te va rudement bien !
- Adjugé ; et toi, je te surnommerai "Hautes Sphères", c'est ça ?
- C'est ça."
-------------------------
Pour être tout à fait honnête, le sujet de cette note a été réfléchi longuement réfléchi depuis maintenant une bonne semaine ; j'ai convenu avec moi-même, après mûre réflexion, que cette note serait consacrée aux cinq sens, et en particulier au fait que, de mon point de vue, l'ouïe est vraiment plus importante que la vue. D'ailleurs, j'ai carrément été sciée quand, dimanche soir, mon C&T, qui aime poser des questions incongrues, m'a demandé de but en blanc :
- Tu préfèrerais être aveugle ou ne pas avoir de bras ?
Sans hésitation, j'aime autant être aveugle.
- Tu préfèrerais ne pas avoir de bras ou ne pas avoir de jambes ?
Ben, pas de jambes.
Je vous rassure, notre joyeuse conversation s'est arrêtée là, mais je me suis dit qu'à l'exception d'Helen Keller, l'humanité toute entière serait certainement ravie de connaître mes élucubrations sur les bonheurs de ne pas être totalement sourde. Ensuite, le titre tournerait évidemment autour du "bon sens", je délirerais un peu sur le goût, et emballé c'est pesé en voilà une jolie note.
------------------------
Cependant, un événement imprévu nous oblig à modifier notre émission pour contester le bon sens que notre C&T, dans son grand aveuglement, a cru pouvoir nous attribuer. Notre C&T aime les plans ; nous aimons également les plans, mais uniquement parce que sans plans, nous sommes totalement prises au dépourvu, perdues, abandonnées avant même que la bise ne vienne. Notre C&T a TOUJOURS un plan sur lui. Pas nous.
Aujourd'hui, à 16h30, nous quittons la Gare Saint-Lazare, une belle fin d'après-midi devant nous ; c'est alors que la terrible, la saugrenue idée vient germer dans notre cerveau : "Ah ! Mais si nous en profitions pour aller au conservatoire du 16e pour voir la madame de l'animation et lui demander la liste des pianistes ? Ca ne doit pas être bien compliqué ! il suffit de descendre un peu et puis d'aller vers l'ouest."
J'éprouve soudain une certaine hésitation à poster ce qui va suivre ; mais baste, quiconque me connaît un tant soit peu sait déjà que mon sens de l'orientation laisse à désirer. Je jure sur l'honneur n'avoir en rien empiré les choses, noirci le tableauou quoi. J'aurais bien pris des photos pour en témoigner, mais je n'avais pas d'appareil ; vous vous contenterez donc de suivre les petit commentaires charmants qui ponctuèrent ce délicieux périple, cette Odyssée des mille dangers.
1. Bon, allez, zou, on est partis ; voyons, on va commncer par aller gentiment vers le boulevard hausmann et puis on bifurquera vers l'ouest.
2. Alors, voyons voyons. Non, pas vers l'opéra, donc...hum... "Madeleine" ? Ca devrait nous aller pour commencer, on tournera encore un peu à droite après.
3. Toutouïoutou ! Déjà à Madeleine ! Vraiment, je suis trop forte, j'avais tort de penser que j'étais nulle pour m'orienter, je vais être au conservatoire en une demi-heure, vous allez voir.
4. Passage de la Madeleine... non, un passage, ça doit être une impasse, on va tourner après la place...
5. Gueuh, rue Royale, c'est vers Concorde ça....chuis trop au sud, faut aller vers l'Ouest ; hum...c'est quo cette rue ? Bon, on va dire... Euh...à droite, donc, on disait.
6. Tiens, c'est rigolo, il y a des drapeaux partout, par ici. Oh, tiens, le ministère de l'Intérieur ! Ah, j'savais pas que c'était rue... de Surène ? C'tait pas place Beauveau ? Bah bah... Décidément, en plus cette promenade est fort intéressante. Tout cela ne me dit pas par où il faut aller ; je vais quand même pas demander mon chemin à un flic... il risque de me tirer dessus... Continuons simplement vers la droite. Courcelles ? Ok.
7. Rue de La Boétie... Je crois qu'il y a un arrêt de bus qui s'appelle "Montaigne-La Boétie". Je dois être bien au sud, vive moi. Tiens, la salle Gaveau ; je la voyais plus au nord... Bah, continuons tout droit, on doit être en train de s'enfoncer dans le 8e.
8. ARGH ARGH ! C'est quoi ce bordel ???? Boulevard Hausmann ????? Mais ? Mais ? Bon, on respire un coup ; j'ai du faire un léger détour. Rha, toujours pas de plan... Miromesnil... Hum, je crois que c'est en plein 8e, cette rue, pour le coup, ça doit être par là.
9. ARGH ! ARGH ! Boulevard Malesherbes ???? Mais c'est encore plus au nord que Saint Lazare, ça, non ? Bigre de bigre ! où suis-je ? Où vais-je ? AAAAAAh ! Un Arrêt de bus ! Hum... Pour aller vers Charles de Gaulle il faut prendre la rue de Lisbonne. Allons rue de Lisbonne. Zut, il y a un bout de rue de Lisbonne de chaque côté ; ah, de ce côté là il y a la mairie, et c'est pas par là. Hum, sûr ? Retournons voir le plan. Oui, sûr. Alez, zou !
10. Ouais ! Place Rio de Janeiro ! je l'ai vue sur le plan ! J'ai REUSSI à prendre une rue dans le bon sens ! Allez, courage, on va yarriver !! Et un autre plan pour fêter ça ! Bon, arrêtons les stupidités, prenons les grandes avenues ; bon, je vais m'embêter à Etoile pour traverser la place, mais au moins je me paumerai pas.
11. Eh ben voilou ! Quand même ! Etoile ! J'ai pas dû prendre le chemin le plus court, mais bon... Ouah, c'est un peu pompeux quand même.
12. Oh, les Champs ! Décidément, promenade utile et originale (je me balade pas souvent sur les Champs ^^)
13. Décidément, c'est un peu longuet, cette traversée de la place.
14. Par là ? hum... Non, elle a l'air glauque cette avenue, pas très habitée.
15. Ah ! des immeubles illuminés au loin ! Je ne pensais pas qu'on voyait Beaugrenelle d'ici ! Tiens, un gros carré blanc... Gulps, la Défense. Euh... Repartons en sens inverse, euh... euh...
14 (bis) Par là ? Par là ? Beuh il fait nuit, et ya personne... Ouin, je crois qu'on va laisser tomber, prendre le métro et rentrer gentiment chez soi ! Métro ? Métro ? Où es-tu métro ?
13 (bis) Métr... ? Oh ! Un bus 52 ! Mais...il va vers La Fontaine, çui-là, il me semble ! Eh ! Joli bus ! Où vas-tu ? Montre-moi l'avenue ! Victor Hugo ? Ah bon ? Bon...
--------------------------
Voilou voilou ; depuis l'avenue Victor Hugo, j'ai suivi docilement le trajet du bus, c'était quand même plus sûr d'autant que j'avais les yeux explosés à cause du vent, de la pollution et tout ça. J'ai cru que j'allais vraiment pleurer -de joie cette fis !- en voyant la "rue de Boulainvilliers", dont je sais quand même qu'elle tombe rue la Fontaine.
Tout ça pour expliquer pendant cinq minutes à la gentille madame de l'animation qu'il me faut un gentil pianiste pour jouer n'avec moi, que non non je ne valide rien, que c'est une sorte de concert dont j'ignore comment on l'appelle dans les textes officiels (j'ai reçu un papier du programme de l'auditorium qui parle le 22 mais d'une audition de la classe de B. Noël, mais je n'oserais prétendre la représenter à moi toute seule ^^). Quelques "ah ...parce que j'ai pas encore entendu parler de concerts de ce genre" plus tard, histoire de bien me rappeler que les amateurs courent pas les rues dans notre joli conservatoire, je suis rentrée sagement chez moi. Deux heures de marche, quand même, au final. J'ai décidé de TOUJOURS avoir un plan sur moi, à l'avenir ; ou de militer pour la multiplication des plans dans Paris ; ou d'arrêter les plans foireux. J'étudierai la question.
20:25 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sens, orientation, Paris, promenade
19.10.2006
Ripsokindunéô
Mardi dernier, j'ai officiellement fait ma rentrée (et vous pouvez gueuler, mais vous rirez à la Toussaint) : après avoir glorieusement passé mon examen de padawan l'année dernière, me voici embarquée dans un Mâster Two, en européen dans le texte. Après avoir sondé les inextricables faisceaux de relations entres petits grecs archaïques, pour démêler la signification des notions d'amitié et de haine chez Homère et ses petits amis... Je recommence, cette fois chez Sophocle.
Ne riez pas ! Les mauvaises langues -sisi, il y en a - estimeront le sujet passablement rasoir, et estimeront peut-être que, franchement, savoir si machin, s'estimant pote de bidule, lui fracassait le crâne ou lui faisait des bisous, ce n'est pas fondamental. Personnellement, j'estime que la question des rapports à autrui est forcément toujours quelque chose qui interpelle, et qu'il n'est pas inintéressant d'aller chercher à la source de notre culture littéraire comment ils ont été établis, quels problèmes ont été d'emblée soulevés...
Et alors, là, en plus travailler sur Sophocle, j'ai envie de sauter au plafond et de danser le sirtaki toute la nuit ; bien sûr que je ne dirai sans doute rien de très neuf, mais je me ferai plaisir, au moins autant que l'année dernière. Je suis ravie de continuer avec ma gentille directrice de maîtrise, celle qui rajoute des demi-points "parce que vous jouez du violoncelle", et qui, en guise de soutenance, m'explique pourquoi notre commune ville natale, Boulogne-Billancourt, elle préfère l'écrire Boulogne sur Seine, oui oui c'est beaucoup plus chic, n'allons pas nous mêler aux péquenots de Renault, et oh tiens vous aussi vous vous êtes pincée le doigt, tralala.
Dooonc, cette prof qui n'a pour seul défaut qu'une tendance un peu exagérée à la clope (mais avec un bon masque à oxygène son bureau est très fréquentable), bref cette prof nous conviait gentiment mardi dernier à son séminaire. Faisant désormais office de vétéran, en tant qu'étudiante doctorisante", je m'installai à ma place habituelle, pénultième rang, complètement sur la gauche, celui pas du côté de la fenêtre mais contre les bibliothèques pour lire les titres des bouquins, en frémir, et ainsi passer convenablement le temps. Les mêmes graffiti mignons me tiennent compagnie comme l'année dernière : "à bas le racisme", "UMP = Une mauvaise Politique", "Raël au pouvoir", et depuis peu un très chic "EPA THS MHTROS SOU", ce qui en mauvais grec donne quelque chose comme "aime ta mère" ; je dis mauvais pour faire genre parce que le possessif (sou) me paraît superflu en l'occurence, les Grecs étant eux assez futés pour se douter qu'on ne leur demande pas d'aimer la mère de leur voisin. Bref, comme je me flattais de cette missive à l'évidence placée là à mon intention, comme un clin d'oeil à une note fameuse du présent blog, j'entendis derrière moi une exclamation :
Ripsokindunéô !
Je brandis mon paquet de mouchoir et m'apprêtai à le tendre à ma voisine de derrière, manifestement prise d'une brusque crise d'éternument, mais point du tout, elle se portait comme un charme, et griffonnait quelque chose sur son cahier. Mon regard perplexe la poussa à la confidence.
"Je viens de trouver mon nouveau mot grec favori ! Ripsokindunéô !
-Ah...euh, très bien", fis-je, étonné par l'enthousiasme et les occupations des jeunes générations ; en même temps, ce n'est pas plus stupide que de lire les titres des bouquins de la bibliothèque.
"Et, euh...ça veut dire quoi ?"
- Je me jette dans le danger."
Le mot me semblant en effet tout à fait à croquer, je l'ai noté à mon tour, et ai hoché la tête d'un air pénétré. Comment, de fait, eussé-je pu plus joliment annoncer à mes joyeux lecteurs que, ça y est, je me lance à corps perdu dans une nouvelle année de dur labeur, pleine d'enthousiasme et de bonnes résolutions ? Enfin, du moins de la bonne résolution de TRAVAILLER ASSIDUMENT, ce qui n'est déjà pas si mal ?
Il y a une semaine, j'ai traversé une crise d'angoisse assez forte, au point d'en avoir des douleurs m'empêchant de dormir, des espèces de boules de nerfs qui faisaient des allers-retours dans mon buste. De fait, je m'aventure dans un terrain qui m'intimide et dont je sais à peu près qu'il ne me convient pas : autant j'ai pu faire illusion auprès de ma camarade de Boulogne-Billancourt -Sur Seine, pardon, autant je pense que mon master 2 a intérêt à être en béton : déjà, il serait bon que cette année je m'inscrive à la bibliothèque de la Sorbonne (ahem). Non parce qu'en plus, avec ma bonne note précédente, j'ai la pression, et à défaut de faire aussi bien, je voudrais faire pas trop trop mal. Histoire que ma chère directrice n'aille pas se couvrir le visage de cendre et se lacérer la peau avec ses ongles.
Ensuite, en violoncelle, j'ai eu une vilaine période de remise en question ; il faut savoir que le conservatoire est très manifestement bien impatient de me voir quitter les lieux ; déjà que j'ai intérêt à pas trop trop aller ennuyer les gentils accompagnateurs, maintenant il semblerait qu'ils ne veuillent pas entregistrer l'info selon laquelle sisi, je suis bien inscrite ! Un peu à la bourre, certes (voir une note précédente), mais je suis là. Oh, pas pour bien longtemps, soyez tranquilles, c'est la dère des dères. Avec, cette année encore, je le crains, un concert à la fin de l'année. Ce qui ne va pas être simple puisqu'à partir de janvier nous serons dispachés on sait pas où, notre bonne vieille ruine étant apparemment vraiment trop en ruines pour nous accueillir et nécessitant des travaux conséquents. Bref, vu ce qui s'est passé l'année dernière, j'étais plus trop sûre de vouloir recommencer. Pour m'entendre dire que c'est me faire la charité que de me laisser jouer... Ah, si j'avais un enregistrement, je pourrais me faire une idée ! Mais j'en ai pas : tout ce que j'ai, c'est des réflexions permanentes comme quoi j'ai un niveau pourri, et "ah, ça c'est super comme morceau mais c'est trop dur pour toi". Eh oui, je suis quelqu'un de très modeste, c'est connu, et un peu trop connu, alors on ne se gêne pas pour me rappeler combien les autres sont infiniment meilleurs que moi !
Du coup, j'ai bien failli lui dire, à ma brave Noël, que finalement, très peu pour moi, j'avais pas l'intention de faire du mal aux pauvres petites oreilles de mes chers auditeurs en leur infligeant les extraits des mélodies pour jeunes violoncellistes à chier, que tant qu'à faire qu'elle me fasse juste bosser des trucs très durs et très chiants qui amélioreraient un tant soit peu mon niveau apparemment si piètre, au moins ce serait stimulant.
Bon, je me suis calmée, depuis, et a priori il n'y a pas de raison que cette splendeur bis, my new concert, ait bel et bien lieu. Je puis même vous annoncer en exclusivité mondiale que :
1) Ce sera le 22 mai (si c'est pas de la planification, ça !)
2) Ce sera autour du grand, génial, merveilleux, fin, etc, Offenbach. On va croire que c'est une idée fixe mais ça m'est égal.
Allez, zou, ripsokindunéô ! Et tant pis si personne ne vient, si c'est moche et si tout le monde se fout ouvertement de ma guele, puisque de toute façon on ne reverra plus, après ça, ma sale bobine. :D Un peu de patience, mes grands, bientôt la quille !
La question du violoncelle réglée, je m'empresse de courir, très très vite, jusqu'à la villa Malesherbes, située logiquement au métro Malesherbes, et particulièrement peu accessible depuis le conservatoire Poulenc ; à ce propos, comme on parle de délocalisations machin, si à partir de janvier, donc, on pouvait mettre mon cours de violoncelle dans les parages, ça m'aiderait beaucoup. J'aurais pas à courir après les rer pour filer en cours de "civilisation néo-hellénique", consistant pour le moment à la contemplation endormie de photographies de l'acropole d'Athènes. Ceci faisant partie de mon tout nouveau tout beau cours de...Grec !
Ici, nos lecteurs se grattent le menton ; puisqu'on peut être en M2 sans avoir jamais fréquenté la bibliothèque de la Sorbonne, peut-on aussi être en lettres classiques sans avoir jamais fait de grec?
Ben, oui, parce que là c'est du grec moderne, en fait. Hahaha.
Encore un domaine pour lequel je peux dire "ripsokindunéô", vu que c'est quand même plus périlleux que de dormir en cours d'anglais comme l'année dernière. Surtout quand on déboule au premier cours avec une heure de retard, quand comme moi on n'a pas de tête. N'empêche que, je suis peut-être une crasse en violoncelle, mais ma petite oreille musicale me donne quand même des facilités quand il s'agit de choper les accents : à peine débarquée, "Kalispera", je m'assois, un quart d'heure plus tard le prof me demandait de répéter : "L'enfant et la table", en saisissant la subtile différence de prononciation entre le delta de Paidi et le Dzêta de Trapédzi ; et il trouvait ça très bien. *fière comme tout*
Le tout se prononce en fin de compte en gros "To péd'hI ké to trapEzi", avec les accents ; et encore, on a du bol, depuis 1981 les esprits et les circonflexes ont disparu. La prononciation n'a rien à voir avec celle "érasmienne" de nos textes antiques, du coup c'est un peu complexe au début d'y comprendre quelque chose ; mais franchement, c'est trop, TROP joli. (oui, j'en suis tellement émue que j'en parle djeune) La plupart des consonnes se sont assourdies, avec les r roulés, les petits i partout, et les jolis accents par-dessus tout ça, on dirait un petit ruisseau qui roule dans un lit de velours.
Alors, ouais, Ripsokindunéô ! Enfin, je veux dire... "Rlipszokind'hinèèèo". Ou quelque chose dans ce goût là.
01:15 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, université, grec, violoncelle, concert, danger, Offenbach
26.09.2006
L'intérêt d'une note est une valeur subjective
Jamais cette rubrique n'aura mieux porté son titre ; mes cheveux me désespèrent. Je croyais qu'en raison de mon moral en moyenne excellent depuis quelques temps -pour cause de C&T, ils seraient un peu plus résistants que d'ordinaire, et qu'en atteignant une certaine longueur x, un peu en-dessous des épaules, ils ne se transformeraient pas en champ de pellicules grasses sitôt 19h sonnées. J'ai une fois de plus un peu surestimé leur résistance, et je me suis réjouie un peu tôt : depuis quelques temps, impossible de me les laver sans que ma main ne ramène à chaque passage des paquets navrants de victimes agonisantes.
Face à cet amer constat, deux solutions se présentent à moi :
- aller chez le coiffeur et renoncer à un look de danseuse espagnole
- faire comme si de rien n'était, espérer que j'arborerai aussi bien que Natalie Portman le look "V for Vendetta" -ce à quoi, disons le tout de suite, je ne crois guère. D'ici là, investir dans les actions destop et devenir très très riche.
Comme je crains le délit dinitiés, je pense qu'il va falloir quand même que je choisisse la première solution, c'est à dire casquer 30 euros pour une séance de tortures où l'on me demandera pendant des heures de choisir la coupe que je voudrais dans ces meuuugnifiques catalogues, faisant fi de mes "cha m'est égal ! coupez et qu'on en finisse ! réveillez les instincts créatifs qui sont en vous !", entre deux lectrice de voici empêtrées dans leurs bigoudis, avec des remarques du genre : "ah, vous avez des pellicules !" -merci j'avais pas remarqué- ou "vous devriez vous faire un ptit balayage !" Oseriez-vous dire que ma couleur naturelle n'est point seyante, ce superbe brun très vaguement cuivré par l'été ? Et pensez-vous vraiment que je vais relancer de 20 euros pour des grosses mèches toutes moches comme vous allez me les faire ?
Je ne supporte pas qu'on me tripote, et je ne comprendrai jamais comment Arielle Dombasle peut passer sa vie chez son esthéticienne ; je veux bien croire qu'on me dise qu'elle est mieux conservée du coup que je ne le serai à son âge (voyez comme je suis concilante, accepter de se faire comparer à Arielle Dombasle), mais en tout cas je m'en tiens pour le moment au plan c : shampoing "fortifiant" régluier, et advienne que pourra.
12:52 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cheveux, Arielle Dombasle, coiffeur
20.09.2006
Hors Saison
Quand il y a un temps pareil, je me dis qu'il doit y avoir là-haut un type qui s'occupe de faire la pluie et le beau temps ; tous les jours, rebelote, il sort le pot de peinture, et il badigeonne le ciel, un grand coup de bleu par ci, deux trois nuages flippants par là, et, le soir, on écoule ce stupide pot de rouge décidément trop flashy pour une chambre à coucher. De temps en temps, ce type en a assez, et il se met en grève ; ou alors c'est un décorateur intermittent du spectacle, alors il proteste contre ses excécrables conditions de travail : on a beau dire, peiturlureur de ciel c'est un boulot précaire, on sait jamais quand il nous tombera sur la tête. Bref. Ces jours-là, le ciel est blanc. on peut même pas dire qu'il fasse franchement moche, simplement moite, chaud, et pas beau ; à se demander comment, avec un foutage de gueule pareil, le type se fait pas virer (mais sans doute qu'ils le remplacent, qu'il l'envoient en enfer et tout ?). En tout cas, moi, l'usagère moyenne, j'allais pas me laisser faire comme ça et céder aux altermoiements d'un artiste tourmenté, non mais zut alors, j'ai aussi droit à un peu de couleur dans mon ciel ! Je veux dire, on se tape régulièrement des trombes d'eau à chaque grand nettoyage de la toile, alors bon, ils pourraient se fouler un peu pour la déco.
Donc, brandissant un cierge vers le ciel, j'ai prié très fort sainte Fleur -bah oui, je ne sais pas qui est le saint patron des décorateurs, alors j'ai pris ma soi-disante patronne, qui doit en vérité avoir déjà suffisemment de travail avec les Rose, Capucine, Marguerite, Jacinthe, Lily, Violette, sans s'attarder longtemps sur les dérivés dans mon genre. N'empêche que, mine de rien, ma prière a dû être entendue, parce que peu après, en relevant le nez, j'ai constaté un net progrès : azur moucheté de petits nuages blancs, voilà du travail comme je les aime. Bon, c'était peut-être un peu surfait, le ciel à la Magritte, beau comme une tapisserie, mais enfin je pouvais difficilement me plaindre de ce (argh ! déjà !) dernier jour d'été.
Demain, nous serons en Automne, nous aurons officiellement le droit de nous gaver de pommes, poires, scoubidoubidouwouah, noix diverses et variées, huîtres (enfin ça maintenant faut peut-être se méfier)... J'aime l'automne ; quoi qu'ai pu laisser penser le début de cette note, je n'ai rien contre le mauvais temps, pourvu qu'il soit franchement mauvais. Après tout, mon C&T et moi nous bisoutâmes pour la prime foâs sous un ciel des plus maussades, et ça n'a pas été de mauvais augure : bisou pluvieux, bisou heureux, dit le proverbe (mais si mais si). Seulement, avec cette nouvelle saison qui démarre, je me rends compte que je suis vaguement, mais alors très vaguement décalée par rapport au reste du monde ; hum, enfin, disons plus simplement par rapport à la plupart de mes connaissances. Je ne parle pas de mes frères et soeurs qui, rivés 24h sur 24 et 365 jours par an devant leur écran, e doivent guère se soucier de la ronde des saisons. Mais, plutôt, de la catégorie vaguement plus représentée des gens qui sortent parfois de chez eux, généralement pour aller travailler.
Ladite catégorie est généralement aussi celle qui profite en juillet août de vacances délicieuses, à la mer, à la montagne, à la campagne, quoi qu'il en soit une catégorie que, non, je ne plaindrai pas, car j'ai pour ma part passé deux mois à bosser, pour la première fois de ma vie ; accouchement douloureux et difficile pour aboutir à une petite crevette de 1,4 centimètres d'épaisseur, mon "mémoire" de mâââster 1 (padawan pour les intimes). Moi qui suis incapable de travailler par moi-même, et encore moins sur le long terme, vous parlez d'un exploit ! Depuis 8 jours exactement, le bébé repose à la maternité, où il attend de savoir si, oui ou non, il est viable. Euh, je veux dire, je l'ai rendu le douze, et j'attends la soutenance ; il me reste également huit jours -voyez comme les choses sont organisées- pour répondre aux questions suivantes :
- comment ai-je procédé ?
- quelles difficultés ai-je rencontré ?
- quel plaisir ai-je pris dans cette activité ?
- question susidiaire : pourquoi ai-je mis tant de temps ?
Voilà un entraînement digne d'un quizz de Vincenttheone. Alors voyons...
=> Comment j'ai procédé ? Ben j'ai lu, lu, lu, lu, relu, j'ai regardé ma montre, j'ai paniqué, j'ai fait un plan en quatrième vitesse, j'ai attendu que les émeutes se tassent, j'ai soufflé un peu, j'ai re-regardé ma montre, j'ai relu encore une petite fois, j'ai tapé, j'ai retapé, j'ai perdu des bouts de mémoire en route, j'ai re-retapé, j'ai hurlé à la mort, j'ai tapé encore un peu, et voilà. Mais je pense qu'il va falloir présenter les choses un peu différemment, non ?
=> Mes difficultés ? Par quoi je commence ? Par mon angoisse croissante face au "monstr" Homère ? Par les poètes tellement connus qu'il faut les lire en bibliothèque ? Par le fait que les bibliothèques, je suis justement allergiques ? Ou, plus drôle, par le récit épique de mes mésaventures informatiques, mon jonglage permanent entre 5 ordinateurs, avec pertes de notes au passage, et plus si affinités ? A moins que je ne rédige un long hymne à la force d'âme dont il m'a fallu faire preuve pour lutter contre ma légendaire flemme ?
=> Plaisir... mais si, c'est vrai, j'y ai pris du plaisir, en plus ; non, je me carresse pas avec mes exemplaires des épopées homériques, mais c'est vrai qu'avoir un axe de lecture, ça permet de discerner l'extraordinaire richesse de cette littérature ; bien sûr, au bout de la troisième annotation des bouquins on finit par plus en voir le bout, mais franchement, si un jour vous faites un mémoire, ne vous laissez pas embobiner par tel prof qui voudrait un cobaye pour s'occuper de tel machin bidule rabougri que sa femme de ménage à retrouvé tout en bas de sa bibliothèque, et frottez-vous à des auteurs qui vous plaisent. D'ailleurs, l'année prochaine (si année prochaine il y a), je compte bien retrouver l'amour de ma vie, Sophocle, et ses joyeux comparses. Là, je crois que je vais vite en besogne, mais passons.
=> Pourquoi ai-je mis tant de temps ?
1) parce qu'étudier Homère, c'est sans fin
2) parce que pour se frotter à la bibliographie le concernant, il faut du courage que je n'ai pas.
3) parce que le CPE (un mois sans voir sa directrice, forcément...)
4) parce que mon sublimissime (ahum) concert, parce que les répétitions dans tous les sens et les déplacements.
5) parce que la déprime après certains commentaires sur ledit concert (passons ! ^^)
6) parce que l'amûr
7) parce que l'informatique et moi (rien à voir avec le point n°6)
Il y a donc au moins une des questions que j'ai creusées ; je pourrais également ajouter que je suis toujours, toujours en retard dans tout ce que je fais, hélas ; oh, ça ne m'amuse pas de faire ma maligne, je pense que ce serait nettement moins stressant d'arriver à faire les choses bien à temps ; mais c'est plus fort que moi, je peux pas m'en empêcher : il faut toujours que je fasse le 20 septembre une réinscription au conservatoire qui aurait dû être bouclée le...euh, j'ai un peu honte là... 24 juin. Oh, bah quoi, on est encore en été, hein !
Bon, d'accord, d'accord, demain, je me plierai aux exigeances du calendrier, j'accepterai définitivement le fait que nous sommes en automne ; ce que n'avaient pu me faire accepter mes sorties d'écoles, les marronniers bruns, mon pseudo-érable roux, les angoisses professorales de mon C&T à l'approche de la rentrée, monsieur l'almanach me le fera entrer dans le cerveau : on ne peut pas être toute sa vie en décalage temporel ; on ne peut pas décider le 12 septembre que les vacances commencent, alors que le corps épuisé par deux mois d'efforts intensifs vous donne l'impression d'être en novembre. Il me reste donc une semaine pour me mettre au diapason. On appellera ça mon été indien...
[une note qui commence par du Cabrel et qui finit par du Joe Dassin, ben dis-donc, mon vieux, heureusement que j'ai dit que c'étaient les vacances !]
20:35 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : décalage, saisons, automne, rentrée, mémoire, maîtrise, Homère
17.07.2006
Gnothi Seauton
Promis, la prochaine fois, vous aurez droit à encore plus fort : où vais-je ? d'où viens-je...
Non, je plaisante, et puis quoi encore ?
Vous devez vous lasser de mes petits délires analytiques pour cerner ma personnalité et la vôtre mais...héhéhé, il se trouve que ce qu'il y a de bien avec un blog, c'est qu'on peut y mettre tout ce qu'on veut, hahaha, et sur le coup vous êtes bien eus.
*sourire machiavélique*
Donc, il y a quelques minutes, comme je saturais un peu niveau Homère, j'ai décidé de me lancer dans une activité de désespérée égocentrique, à savoir taper mon nom sur google (et ne me faites pas croire que vous ne l'avez jamais fait !). Sauf que, cette fois, comme la question de savoir qui j'étais me taraudait affreusement (ahem, on y croit), j'ai tapé nom pas mon prénom seul, mais "Violaine est". Oui, parfaitement, je pense que Google est mon ami et que lui seul détient la vérité ; pourquoi ?
Donc, bref, voici en exclusivité la vérité nue sur mon identité véritable, je vous préviens que c'est pas piqué des vers.
Violaine est lumière et pureté (tout à fait)
Violaine est la vraie mère (d'ailleurs faut que j'y aille ya le huitième qui fait ses dents)
Violaine est couturière (sauf que je bousille la machine à coudre dès que j'essaie de m'en servir ^^)
Violaine est une vieille dame gentille et très serviable (tout à fait)
Violaine, est la seule lesb**** de la maison (désolée, mais j'en ai marre des mots clés tordus)
Violaine est obligee de se debrouiller sans le concombre qu'elle avait demande (ouais, même que c'est pas de la tarte, j'aime mieux vous dire...)
Violaine est une grande sportive. (XD) [...] Violaine est sur une poutre et fait quelques sauts (et se casse la figure)
Violaine est d’accord pour leur ouvrir le jardin à 19h30 puisque le vendredi elle est au jardin à partir de 16h (avouez que je suis conciliante)
violaine est charmante (absolument)
Violaine est devenue lépreuse (merci Paul Claudel)
Violaine est une adolescente de treize ans. Son corps est d'une beauté réelle : ses cheveux sont d'un blond très vivant (oui bon stop, ça va comme ça)
Violaine est une doux narcisse (euh un, non ? Je ne vois vraiment pas en quoi je suis narcissique, vraiment...)
Violaine est là ! ! [...] Violaine est là ! (oui oui, du calme, j'arrive...)
Violaine est plus calme à présent (J'ME SUIS ENERVEE, PEUT-ETRE ?)
Violaine est née le 9 juin 1986 d’une « relation adultérine » entre J**** M****, une aide maternelle de quarante ans, et J***** L****** (c'est charmant)
violaine est encore là!! (oui, j'suis là, rho, mais c'est vous qui devriez vous calmer, ho !)
Violaine est devenue Wei Ou Lan, une lao wai, "l'étrangère" dans cette Chine du second millénaire (pourquoi pas)
Violaine est vite adoptée par les impressionnistes. (tiens donc)
Violaine est en poste à Divergence, pour aller plus loin dans la radio, une vocation découverte dans les radios associatives (oui oui, j'ai une vocation pour la radio, vous ne saviez pas ?)
Violaine est le personnage principal de la pièce de théatre L ' Annonce faite à ... (Marie, je sais)
Notons que Violaine est aussi le nom d ' un petit village de l ' Ain . ... (ah voui ? la classe !)
Violaine est l'hostie d'un sacrifice consenti qui la conduit à la sainteté (euuuuh...)
Violaine est aussi l'auteur d'un site très complet sur le chanteur Julien Clerc (comme vous pouvez le constater)
Violaine, est venue chercher Utta, Ulysse et moi et elle nous a emmenés dans une école, à Wasquehal je crois... (Ah non qu'on ne me parle plus d'Ulysse ce soir !!)
Violaine est effrayé par les dragons présents autour des personnes qu'elles croisent, dragons qui tentent de s'attaquer à son chevalier (ah non ! Ne faites pas de mal à mon chevalier !!!)
Violaine est, comme moi, à la recherche d'un emploi. (euh...)
Violaine est venue sur scène habillée en Dracula (non non c'était ma tenue habituelle, pourquoi ?)
Violaine est porteur de l’action : renouer les liens entre les formateurs FR et BF. 6. (vous pouvez pas comprendre)
Violaine est rentrée de Wroclaw (ouais, c'est très surfait en fin de compte)
Le lendemain, Violaine est repartie pr Бишкек (Bishkek). (ouais, comme j'étais à l'aéroport...)
violaine est en vacances (oui c'est pour ça que je voyage beaucoup)
Violaine est largement en avance, ce qui donne lieu à une série de retours en arrière et nous permet de faire connaissance avec chacun des personnages. (bien sûr)
Violaine est un robot de RIAA, vous ne pouvez pas vous battre contre elle. (vous êtes prévenus...)
Violaine est toute fébr***. Cela fait si longtemps qu'elle n'a pas partagé un moment d'int***** avec un homme (de quoi y m'traite ? Y veut s'battre ?)
Violaine est la responsable du département adhérents et votre interlocutrice au 01 ******** ou au 06 ******** (je vous écoute)
Violaine est née ici il ya à peine un mois (je suis très en avance pour mon âge)
Violaine est vraiment cool (merci)
Violaine est à Timmims, en Ontario (hein, quoi ? J'ai encore bougé ?)
Violaine est Française (au point où j'en suis vaut mieux préciser, c'est sûr)
violaine est mon mari (il doit y avoir erreur)
Violaine est partie en voyage avec son père en République dominicaine et elle a voulu. découvrir la culture alimentaire des gens de ce pays (j'dois vraiment avoir des prix avec Air france, c'est pas possible)
Violaine est venue dîner à la maison. Viovio c'est une ancienne collègue de BTS de Juju avec qui on garde de bons contacts. On se marre toujours avec elle . (Si vous pouviez juste éviter ce surnom ridicule, je vous en serais gré)
violaine est une super rédactrice. (tout à fait)
Violaine, est Celui «qui n'est pas là». (je suis en déplacement)
Violaine est illustratice et en tant que graphiste elle a bon goût aussi ! (ça fait partie de mes innombrables qualités)
Violaine est très en colère contre tout le personnel soignant de l'hôpital. (ah oui ! c'est un scandale !)
Violaine est sérieuse dans la tenue des comptes (euh)
Violaine est promise à Jacques, l’homme fort, le fils adoptif, ce qui provoque la jalousie de Mara (beh désolée, hein ?)
Violaine est une victime réparatrice dont l'âme est plongée dans le royaume de la Grâce. (je ne l'aurais pas mieux dit)
violaine est superbe!! (merci)
Violaine est morte (pardon ?)
Violaine est morte accidentellement, noyée (en plus ???)
violaine est déconnecté (beh désolée, ouais, chuis un peu chamboulée là...)
Violaine est un historienne très impliquée dans ses études (hum) [...] Violaine est un petit coeur à prendre (et non ! ^^)
Violaine est française et vit en Arizona. (bon, encore un déménagement)
Violaine est parfois un peu déconcertée par cet adolescent si discret (oui, je ne sais pas comment dialoguer avec lui...ah ces jeunes...)
Tremblez vils dirigeants, Dame Violaine est là pour vous corriger (mouahaha)
Violaine est la prof de la petite sœur de la ... (nièce du fils de Bernard Lavilliers)
Violaine est tout simplement l'acheteuse ideale dont on rêve! Quel plaisir!!! (vous allez me faire rougir)
Violaine est une. petite trisomique, qui a neuf ans,. qui a été abandonnée, à Saint-. Vincent de Paul, sur conseil des. médecins, parce que trisomique ... (c'est donc pour ça que je suis remontée contre le personnel soignant !)
Violaine est coincée : " Si j’avais été plus jeune, je serais sûrement partie. Mais mes enfants sont à Longueville et mon mari travaille ici. " (oui, c'est sûr, chuis embêtée...)
Violaine est la maternité spirituelle pour Pierre de Craon et surtout pour le. flís de Mara. Elle porte en elle, par vertu, laction viviflante de la gráce (merci Paul Claudel (bis))
Violaine est un parfait exemple de voyageuse qui est impliquée dans son sport (ah ben ça j'vous l'fais pas dire)
Violaine est morte quand elle avait trois ans (oui, noyée, il paraît)
violaine est ma voisine d'en bas, je ne sais pourquoi elle m'ignore (c'est parce que je suis tout le temps en voyage ! Promis on s'fait une bouffe !)
Violaine est devenue une pro de limpro. (absolument)
Violaine est morte (1540). (je suis morte en 1540 ??)
Je suis fou de rage, Violaine est partie la semaine dernière en me. laissant notre fils de cinq ans. (désolée, j'ai la bougeotte, c'est plus fort que moi)
Violaine est partie en 2005 (entre autres, apparemment)
Violaine est une fille qu'on pourrait classé d'imaginaire, je m'explique. Violainita à un coeur, comme tout le monde, mais elle son coeur il est different (c'est quoi ce nouveau surnom ? Et qu'est-ce qu'il a mon coeur ?)
Violaine est morte noyée dans l'océan, aspirée dans un trou d'eau. (arrêtez de m'en reparler, ça m'attriste)
violaine est bienvenue contente d'avoir une nouvelle lectrice! (oui surtout depuis que je poste des notes pareilles)
Violaine est encore lycéenne (hum)
Violaine est une personne généreuse, très à l’écoute des autres et m’a apporté énormément sur le plan humain (n'en jetez plus)
Violaine est fiancée officieusement à Jacques ; elle a reçu de lui un anneau ... (mais vous devriez lire la pièce, je vais pas tout raconter !)
Violaine est une vraie blonde (dans quel sens ? :p)
Violaine est très jolie (pour l'avoir vue sur TLM), ... Violaine est un mythe, elle n'existe pas... Comme ça je touche deux salaires ... (je suis jolie mais je n'existe pas ? En tout cas c'est honteux de profiter de moi comme ça)
Violaine est prise de spasmes, révélateurs d'un org*** fulgurant (euh)
le personnage de Violaine est. « arrosé » de graines de blé, méta-. phore de l’acte d’amour. (j'aime autant les métaphores, oui)
Violaine est toute émue par ces super souvenirs drunken ! (ah ouais, c'était trop marrant ! hahahi !)
Violaine est mon amie, celle de ma femme, l'épouse de mon meilleur ami. (j'suis très sociable)
Violaine est une chouette fille (oui, j'aurais pas trouvé meilleure conclusion :D)
00:20 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.06.2006
Divan
Mollement alanguie sur un joli canapé vert pomme, comme je tendais mon profil de normande à mon cher et tendre, celui-ci me dit tout à coup :
"Tiens ! Je sais à qui tu ressembles ! A la fille de Freud ! Tu verras, à l'occasion, il y a une photo d'elle de profil où elle te ressemble vachement !"
Bon, la citation du cher et tendre n'est peut-être pas exacte, mais c'est l'information qui importe. Eh, quoi, savoir de qui on est le sosie, c'est quand même important ! Non parce que, les hypothèses qu'on m'a jusqu'ici proposées ne m'ont guère convaincues. Sceptique, donc, je suis allée voir mon ami google et je lui ai posé la question :
"Google, mon ami, dis-moi, comment s'appelle la fille de Freud ?"
- Mon enfant, la plus célèbre, la seconde, s'appelait Anna. On disait d'elle que c'était la plus moche de ses filles".
légèrement inquiète et faussement compatissante : - Oh ? Mes condoléances ; et à quoi ressemblait-elle, google ô mon ami, cette Anna ?"
- A cela, mon enfant :
- Aaah mais elle avait de la barbe !
- Non, le barbu, c'est Sigmund, espèce d'andouille."
(Bon, ok, je brode, là, mon ami google ne me traiterait jamais d'andouille, voyons voyons.)
Je dois dire, en effet, que la ressemblance est de mon point de vue assez troublante ; je reconnais mes bonnes joues roses, mes lèvres légèrement pendouillantes et ma petite coquetterie occulaire. Bon, eh bien, si mon scénario sur Roro et Clara ne se fait pas, je broderai sur la vie d'Anna, et je me ferai engager pour le rôle principal ! Bon, et elle a fait quoi, cette Anna, au fait ?
"Allo, google, mon petit lapin en sucre ?
-Quoi, encore ? Grmmblblbl ! Voilà !
Anna Freud
(1895-1982)
Sa vie
Seconde fille de Sigmund Freud, Anna Freud se consacre à partir de 1926 à la psychanalyse des enfants. Elle sera toute sa vie en constante et vigoureuse opposition avec Mélanie Klein.
Ses théories
Elle estime qu'il ne peut y avoir de transfert de la part d'un enfant. Elle insiste sur l'importance de l'observation directe pour établir une "psychologie psychanalytique" de l'enfant qui met en évidence le rôle de l'environnement dans le développement. La dépendance de l'enfant à son entourage introduit une dimension nouvelle dans la pathologie. Pour Anna Freud, le développement de l'enfant ne se fait pas selon une programmation inéluctable au déroulement régulier mais suit des lignes de développement. C'est elle qui a défini la "désintégration du moi de l'enfant". Ce terme indique l'état de fatigue psychologique de l'enfant à la fin d'une longue journée. Tous les parents connaissent ces moments où l'enfant, excité par ses jeux, refuse de se coucher le soir, parfois donnant lieu à une véritable crise de nerfs. Cet état réclame une attitude ferme de la part des parents. Tout se passe comme si l'enfant avait besoin qu'une autorité extérieure lui établisse des limites à ne pas dépasser."
Ciel, ciel, une psychanaliste pour enfants ! Oh, ben moi je m'occupe déjà de les faire goûter, de leur faire faire réciter leurs leçons, faire leurs exercices, prendre leur bain, je vais pas en plus les psychanalyser, eh oh ! Ou alors j'augmente mes tarifs, hinhin ! Bref. Passons.
(Bon, je pense que j'adopterai une autre coupe de cheveux, par contre, hein, et il est possible que j'investisse dans de l'anti-rides)
Eh oui, je suis quelqu'un de futile, et non, il y a peu de chances pour que je devienne une grande psychanaliste ! En la matière, je me contente plutôt d'élucubrations farfeluesques. Dont je m'en vais vous faire part histoire d'amuser la galerie, et aussi parce que cela me permettra de répondre aux réclamations de quelques lecteurs aux pieds vraiment très légers, qui, d'emblée, me demandent une vue de mon profil mignon pour savoir si, oui ou non, je ressemble à Anna. Eh bien, ami lecteur, voualah !
Bleuh, bleuh, comment ça ça vaut pas, comment ça ? Mais si, c'est bien moi, avec quelques années de moins certes, mais enfin mes joues sont déjà là ! Et, surtout, j'avais encore cette sublime crinière dont Alexandre le Grand lui-même eut été jaloux ! Je vous assure que quand on se réveille après ça le matin avec des crins marrons et filasses, ben c'est pas bon pour le moral...
Oui, c'est vraiment bien triste. Adieu, jolis cheveux d'or ! Et, à ce propos -fait la fille qu'a pas du tout fait exprès-, j'ai aussi découvert pourquoi, de gamine délurée et assez clownesque, je suis devenu quelqu'un de...disons, assez effacé, introverti, et autres termes pas trop méchants pour traduire mes méchantes tendances associales.
Il y a deux semaines, j'ai assisté à la représentation de l'Enfant et les Sortilèges, de Maurice Ravel ; si vous avez loupé ça, c'est bien dommage pour vous, et bien fait, puisque vous n'aviez qu'à consulter l'article qui en faisait la pub sur le site de Mozart en Buffs. Mais nous nous égarons ; et il n'est jamais très bon, je crois, de faire des reproches à son lecteur. Pas vrai, gentil lecteur aux bracs blancs ?
Il faut savoir que cette oeuvre ne m'était pas totalement inconnue puisqu'en ma verte jeunesse -voix chevrotante-, il m'a été donné de l'interpréter. Enfin, de dire le texte, hein, pas le chanter, dans un cours de théâtre qui se trouvait alors à quinze secondes montre en main de chez moi. De tous les sortilèges qui viennent perturber l'Enfant pas sage qui leur a fait bobo, j'étais, tadaam, qui sinon la Princesse de son livre d'images, celle qu'il acueille l'air béat en disant : "c'est elle !" Eh bien oui, c'était moâ, en toute simplicité.
Jusqu'ici, je me souvenais juste du début de ma réplique : "Oui, c'est elle, ta princesse enchantée..." ou quelque chose comme ça. Enfin, un vrai truc de star hollywoodienne, qui débarque ici avec toute la simplicité et modestie dont elle est capable. En même temps, quand je repensais à ce rôle, le second de ma courte carrière (le premier, c'était le père Michel qui avait perdu son chat - autre chose !), je n'en gardais pas un souvenir particulièrement réjouissant, grandiloquent, joyeux. Il y avait quelque chose qui me dérangeait dans ce vague bout de souvenir ; je pensais que c'était la robe. Sous prétexte que la robe jolie était trop grande pour moi, je m'étais retrouvée avec une espèce de sac multicolore pas très seyant, surtout pour une princesse de mon rang. Oui, bah, on est fashionista ou on ne l'est pas.
Mais ce qui m'avait échappé, ou ce que mon inconscient avait refoulé maladroitement dans les tréfonds de ma petite cervelle, c'est que cette pauvre princesse ne débarque auprès de l'Enfant que pour lui signifier que, comme il a déchiré le livre où elle se trouvait, elle est condamnée à disparaître... Argh ! Et l'Enfant de chanter cette absolument délicieuse, adorable mélodie après que sa princesse s'est romantiquement évaporée :
Toi le coeur de la rose,
Toi le parfum du lys blanc,
Toi tes mains et ta couronne,
Tes yeux bleus et tes joyaux.
Tu ne m'as laissé comme un rayon de lune,
Qu'un cheveu d'or sur mon épaule,
Un cheveu d'or...
Et les débris d'un rêve.
Si vous avez l'occasion, procurez-vous donc l'enregistrement, et vous verrez si ce n'est pas joli tout plein, cette mélodie.
Mais retournons sur notre divan : je comprends désormais pourquoi je suis devenue celle que je suis au lieu de continuer d'épatatouiller la galerie à chacune de mes apparitions. Fidèle à la méthode Actor's Studio, j'ai parfaitement intégré ce rôle de princesse, et j'ai, moi aussi, disparu...
Et tant pis si à l'époque déjà je n'avais plus mes jolis cheveux d'or. Je conserve du moins (mais si !) la fougue d'Alexandre.
19:03 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09.05.2006
Cheeze !
Cher Lazlo,
Si tu espérais qu'un jour j'arrêterai de te tordre les joues pour te faire sourire, je t'informe avec joie qu'il y a peut-être, oui, peut-être un espoir : force m'est de constater, après des journées comme celle d'hier, que je n'arrive pas encore à rire, ni même à sourire de tout. Ah, si tu m'avais vue ! Cet oeil enflammé ! Cette moue oscillant entre colère et désespoir ! Je faisais peur à voir.
Je suppose qu'en entendant ça, tu te demandes précisément comment faire pour mettre fin au supplice que je t'inflige, oui, quelle est donc la recette miracle pour me calmer les zygomatiques ? Etant un ange de bonté (je ne t'apprends rien), je te donne ici même, en exclusivité, la recette-miracle. Je te préviens, c'est assez compliqué.
D'abord, il faut me fatiguer un peu, comme la salade. Essaie de me faire crouler sous les échéances à court terme : n'hésite pas à accumuler les comptes-rendus de maîtrise, les thèmes, les traductions, les commentaires de Pindare, les textes à rédiger, les CIO à consulter,... Pense également à mes loisirs, et demande aux administratrices de mes jeux de rôle sur forum de me rappeler, s'il est nécessaire, tout le retard que j'y ai accumulé : non seulement je me désespérerais de ne pas pouvoir m'amuser un peu, mais on me rappellera qu'il faudrait que je le fasse !
Je te préviens tout de suite, tu risques d'abord de te retrouver avec le résultat inverse : je risque d'être euphorique. C'est une réaction un peu bizarre, chez moi, mais plus je suis désespérée, plus je deviens hystérique à ce niveau-là. Ne serait-ce pas une belle névrose ? Quoi qu'il en soit, ne t'inquiète pas, persévère.
Fais intervenir le violoncelle ; prévois-moi un beau petit concert au milieu de tout ça. Et c'est gagné.
Pourquoi ?
Mais parce que j'ai beau avoir les nerfs solides, je vais quand même, nécessairement, me rendre compte à quel point je suis nulle, et combien ce projet insensé n'est pas du tout, mais alors pas du tout à ma portée ! Toi, tu es encore trop gentil pour me dire que je ne sais pas jouer, mais les terreurs que je baby-sitte s'en chargent pour toi !
L'arme ultime ? La répétition de quatuors de violoncelle. Trouve un truc bien chaud pour que je ne puisse pas assumer la partie de premier violoncelle, puis passe une répétition à dire, redire et reredire que c'st minable et que nous ne sommes pas foutues de jouer des noires en rythme. Comme ça, de une je culpabilise d'obliger trois comparses à se faire cirer dessus, de deux je culpabilise de pas jouer pafaitement, de trois je m'énerve quand je me fais engueuler même quand je joue en rythme (car je persiste et signe, ça arrive)... Non, vraiment, voilà ce qu'il te faut. Tu peux même éventuellement me faire enchaîner directement sur le baby-sitting, mais je serai alors tellement crevée, j'aurai le dos tellement explosé que je ne réqagirai même plus, le soir venu, aux interrogations de ma mère concernant mon orientation.
Voilà ! Te voilà enfin tranquille pour... pour une soirée, disons.
Oui, je te l'avoue, je suis quand même assez incorrigible. Hier, profitant de ce que tu regardais ailleurs, j'ai réussi à mettre de la musique sur mon ordinateur, grâce à mon fiston chéri, que grâce lui soit rendue pour les siècles des siècles ! Oui, c'et un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour la crasse en informatique que je suis, tu ne te rends pas compte ! Lorsque les mesures retentirent dans le casque couvert de cendre de l'ordinateur de ma soeur, il me sembla que le soleil pouvait briller de nouveau, que la vie méritait peut-être d'être vécue. Non, je n'avais pas tout foiré en cette journée ! Et mes lèvres, à nouveau, de s'étirer, de s'étirer...
Bon... Eh bien il faudra trouver un autre moyen pour m'empêcher définitivement de sourire.

[REM, Up, "At your most beautiful"]
21:05 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
03.04.2006
Analyse express
J'ai décidé d'adopter un nouveau principe ; euh, juste un temps, pour s'amuser : c'est le "dis-moi quels cadeaux on t'offre, je te dirai qui tu es". Enfin, sinon qui tu es, du moins l'image que l'on a de toi. Cela ne me semble pas totalment farfelu. Et puisque j'ai maintenant 22 ans tout frais, c'est l'occasion ou jamais de décourir qui je suis.
J'ai reçu pour mon anniversaire :
- une mug avec des singes et un sachet d'infusion banane-coco
- une mug Klimt avec du thé (qui sent très très très bon)
- un débardeur orange
- un peignoir rose fushia
- un humidificateur de pièce
- un collier
- un pijama blanc et bleu ciel
- une figurine de bonhomme suisse jouant du violoncelle (bizarrement d'ailleurs !)
- un stylo (qui fuit)
- du matériel pour gaufrer des papiers
- des perforeuses (grenouille, pied, feuilles et...trous)
- "le fléau" de Stephen King
- le dvd de "Dogma"
- un cd de poésie
- une boîte de fererro rochers (bien planquée)
Voilà. Outre le fait que j'ai été honteusement gâtée, je pense que cette liste révèle une personnalité bien...euh...tordue, pas forcément flatteuse.
D'abord, je suis déjà une petite vieille qui passe son temps à boire du thé/de la tisane, en pijama ou en peignoir, dans une pièce pas trop sèche. Ecoutant de la poésie, je passe mon temps à lire, à ranger mes nombreux bijoux, à lézarder devant des films catholiquement incorrects ; ou, éventuellement, lorsque se réveillent mes instincts psychopathes, je m'amuse à trouer ou gaufrer les bouts de papier qui me passent sous la main, en rêvant à ma vocation ratée de poiçonneuse (des Lilas) ; instincts psychopathes qui se révèlent d'ailleurs par les couleurs pétaradantes de mon débardeur et de mon peignoir, d'ailleurs le débardeur sert très probablement de haut de pijama, car il est peu probable que je m'habille jamais. Et, bien sûr, ce faisant, je m'empiffre de fererro rochers.
Voilà. C'était Touille. Je pourrais bien prétendre que l'humidificateur est pour le violoncelle, pour éviter que le pauvre amour ne se décolle chaque hiver... Je pourrais signaler que l'infusion banane-coco n'est pas de la camomille, que c'est plutôt rassurant de savoir que je me lave de temps en temps, que les perforeuses serviront pour le scrapbooking et révèlent ma personnalité artiste, de même que Dogma prouve que j'ai l'esprit assez ouvert... Peuh... Nul n'est dupe, pas même moi. Qui se dévoue pour m'offrir une camisole ?
20:20 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.03.2006
Vorace II, le retour
Si je fais le compte de ce que j'ai englouti ce week-end, c'est assez effrayant :
- une granny smith
- un croissant
- une corne de gazelle
- quelques olives vertes
- quelques carrés d'emmmental
- du cake aux légumes
- du cake aux noisettes
- du poulet au pavot bleu
- du magret de canard au poivre vert
- de la salade de blé sucrée-salée
- du saumon poché
- du feuilleté raie-épinards
- du pain de lotte
- une tomate aux herbes
- du flan à la mandarine
- de la tarte à la noix de coco
- de la tarte poire-chocolat
- une truffe au chocolat noir
- des rondelles d'oranges à l'orientale
- encore des olives vertes (beaucoup trop)
- saumon, feuilleté, lotte, salade (voir ci-dessus)
- tajine aux amandes et aux pruneaux
Ce qui me fait rire, c'est que ça commence plutôt soft et que ça dégénère complètement. Rassurez-vous, je ne mange pas autant d'ordinaire, et de chaque plat j'ai pris des quantités gastronomiques (et on n'oublie pas le G) ; ce n'est tout de même pas ma faute si le père de mamma mia (qui n'est pas mon grand-père) aime cuisiner, et ce n'est pas non plus ma faute si ma mère avait choisi ce week-end ci pour se lancer dans les tajines ! Elle m'en avait gardé exprès, j'allais pas la boudasser et prétexter un estomac douloureux ! Enfin bref.
Il disait quoi, déjà, l'ami Georges ? Ah oui :
Le menu que je préfère
C'est la chair de votre cou
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avez vous
Pom pom pom pom pom (granny smith ! Cette note a une construction cyclique, purée !)
20:15 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.03.2006
Vorace
J'ai fait une grosse bêtise, jeudi dernier : je suis allée à la Fnac. Oh non, non, non, Touille, malheureuse, tu sais que c'est mauvais pour ton cholestérol ! Euh, pour ton porte-monnaie ! Je te l'ai déjà dit cent fois, inconsciente folle furieuse, PAS de fnac après le déjeuner ! Pas bon, pas bon du tout !
Mais euh... C'pô ma faute, jiminy, aussi, j'avais une pellicule photo à développer... (Deux, même, parce qu'on trouve de ces trucs quand on range sa chambre) Alors pendant le développement, j'avais une heure à tuer... pis... pis j'avais un cadeau à acheter pour mamma mia, quand même ! Non mais quand mêmeuh ! Pis j'ai juste un tout petit peu traîné du côté des cds... Pis j'ai un tout petit peu trifouillé les écouteurs...
Oui, donc bref, tout ce cinéma pour dire que je suis ruinée ; enfin, pas totalement, mais je vais l'être, vu que, une fois n'est pas coutume, je me suis acheté deux jolis cds. Beh oui, ça faisait longtemps, pis bon, c'est mon anniversaire bientôt, alors un ptit plaisir, pis bon, hein, j'aime bien les excuses à la noix...
C'est sans doute pas les albums du siècle, mais ça fera l'affaire pour cette année. Le premier est d'un certain Kelley Stoltz, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, mais c'pô mal. C'est une sorte de pop rock assez joyeuse, limite beach boys de temps à autres... Oui, j'ai dit que c'était pas le disque du siècle mais j'aime bien le côté vieux rock de derrière les fagots, avec des percus bien lourdes et des ploing ploing à la guitare. A se demander pourquoi sur la pochette, le type est assis sur son piano - bah en fait c'est juste pour que j'achète son cd, parce que, oui, une fois n'et pas coutume, c'est ça qui m'a attiré au départ. Bah c'est comme quand j'avais acheté "vent fou" de Jorane, une canadienne qui fait des trucs bizarres avec son violoncelle (pour une fois que les violoncelles servent pas juste à faire des grosses notes longue toutes moches derrière un chanteur à trémolos ridicules). Donc voili voilou, comme en plus je connais pas encore par coeur les chansons, ça m'évite de les chanter à tue-tête et ça me fait un excellent fond sonore tandis que je me dépatouille tant bien que mal (plutôt mal que bien, en fait) avec mon thème grec (ça va devenir un mythe, ce thème grec).
Alors voilou, le cas de conscience je l'achète-ou-pas ? a duré une demi-heure, trente minutes de combat acharné entre à ma gauche, mesdames-messieurs, le petit ange économe, à ma droite le démon dépensier ; ce-dernier, fourbe comme il se doit, a fini par sortir un gourdin -alors que les règles stipulaient expressément que le combat devait se faire à mains nues ! et a assomé le pauvre ange. Toute honteuse et repentante (ouais, ouais), j'ai filé vers le rayon variété française, en me disant que là-bas, au moins, yavait quand même moins de risques que ma carte bleue nous fasse une crise cardiaque. (N'en déplaise à la fédération des amis de la francophonie, je préfère généralement les amerloques) Et ouis, bon, en fait, là encore je me suis faite avoir par une pochette de disque, comme quoi les artiiiistes doivent travailler avec des agences de pub, à moins que ce ne soit moi la grosse faible dans l'histoire -comment ça une hypothèse est plus vraisemblable que l'autre ? Chut alors !
Donc euh, cette fois, c'est surtout le titre qui m'a accorché : "la femme chocolat". Ouais, c'est quand même gros, comme coup de pub ; ces paures chanteurs savent plus quoi inventer pour appâter les jeunes filles sans défense. Enfin, en l'occurence, c'est une chanteuse, une certaine Olivia Ruiz. Les chansons sont sypathiques dans l'album, ma préférence allant aux deux premières...Euh, alors là, je sais plus le titre de la toute first, et étant assie par terre en face d'un portable branché à l'arrache j'ai la flemme de faire les dix mètres qui me séparent de ma chambre -où se trouve la pochette- donc euh, tant pis. Mais pour me faire pardonner (j'suis un amour, dans le fond), je vous mets les paroles de "la femme chocolat", donc :
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat
Croque moi la peau, s'il-te-plaît
Croque moi les os, s'il le faut
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes tout petits seins
S'insinuent, pointues et dodues
Deux noisettes, crac! Tu les manges
C'est le temps des grandes métamorphoses
Au bout de mes lèvres entrouvertes
pousse un framboisier rouge argenté
Pourrais-tu m'embrasser pour me le couper...
Pétris-moi les hanches de baisers
Je deviens la femme chocolat
Laisse fondre mes hanches Nutellasses
Le sang qui coule en moi c'est du chocolat chaud...
Un jour je vais m'envoler
A travers le ciel à force de gonfler...
Et je baillerai des éclairs
Une comète plantée entre les dents
Mais sur terre, en attendant
Je me transformerai en la femme chocolat...
Taille-moi les hanches à la hache
J'ai trop mangé de chocolat...
Coquinou, coquinou ! Je sais pas si je peux vraiment m'identifier à cette "femme-chocolat", vu que bon si un type me propose de me tailler les hanches à la hache je peeeense que je m'enfuirai en courant, mais en même temps je suis une sacrée gourmande, et j'aimerais bien avoir du chocolat chaud dans les veines.... Mmmh !
En l'occurence, c'est plutôt de la théine qui serait d'actualité, puisque jai fait dernièrement une nouvelle virée dans cette merveilleuse boutique de thés qu'est "Mariages frères", où on vous fourre des gros pots de thé sous le nez pour vous permettre de faire votre choix... Ah, et en outre, je mets un point d'honneur à utiliser ma superbe mug "I love NY" aimablement rapportée par mon petit frère (ce petit ******* qui est allé à New York ! Grrr ! Quand j'ai même pas eu l'occasion d'aller à Londres une fois dans ma vie ! British Museum, viens à moiii !). En même temps, en cette période de régimes, j'estime qu'il est salutaire de parler de chocolat et de défendre haut et fort le droit, le devoir plutôt ! de croquer la vie à belles dents. Et sur cette réflexion hautement philosophique, nous nous arrêtons.
20:12 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note









