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        <title>cadence rompue - ce_qu_a_vu_le_vent_d_ouest</title>
        <description>cadence rompue</description>
        <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/ce_qu_a_vu_le_vent_d_ouest/</link>
        <lastBuildDate>Mon, 12 Feb 2007 15:28:33 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Conte de la Saint Valentin</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 12 Feb 2007 13:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Il était une fois une grande et vieille et digne famille, la famille des de la Viole, qui avait trois héritiers. Il y avait Joe &quot;violon&quot; Dalton, un petit teigneux qui passait son temps à grincer des dents en criant &quot;moi ! moi ! moi ! c'est moi le chef !&quot; ; il y avait Averell &quot;violoncelle&quot; Dalton, qui était plus grand, plus grave, plus beau, plous sensouel, plus merveilleux que son frère. Et puis, entre les deux, il y avait William-Jack &quot;alto&quot; Dalton, qui était... un enfant du milieu, qu'on oubliait un peu facilement, vu que bon, il se contentait la plupart du temps de répéter au choix ce que disait Joe ou ce que disait Averell. (La grosse madame contrebasse, elle était pas de la famille de la Viole, alors j'en parle pas.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_cordes.jpg&quot; alt=&quot;medium_cordes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_sur_la_piste_des_dalton_002.jpg&quot; alt=&quot;medium_sur_la_piste_des_dalton_002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois frères jouaient beaucoup ensemble, mais ça n'est pas pour autant qu'ils s'entendaient au mieux. Averelle trouvait -à juste titre- qu'il était le plus beau, qu'il n'avait pas besoin de faire des salamalecs pour se faire remarquer, contrairement à son petit frère surexcité. Le petit Joe faisait &quot;humpf humpf&quot;, et continuait de frimer. Quant à William-Jack... Eh bien, il aurait peut-être pu faire tampon s'il n'avait pas eu le toupet de jouer les partitions des uns et des autres, en distribuant des myosotis &quot;ne m'oubliez pas !&quot;. En plus, monsieur s'était fait faire une clé pour lui tout seul, une clé d'ut trois, ce qui était quand même un peu snob. Adoncques, les assiettes volaient souvent dans la maison des de la Viole, même s'ils s'aimaient bien quand même, va. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_evasion_des_dalton3.jpg&quot; alt=&quot;medium_evasion_des_dalton3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, cependant, un coup de sonnette vint tirer nos frères ennemis de leurs joyeuses querelles : un colis était adressé à monsieur &quot;Arpeggione de la Viole&quot;. &quot;Arpeggione ? Qu'est-ce que c'est encore que cela ?&quot; fit Averell, qui était gentil, mais pas très fute-fute. Joe, de sa petite voix mesquine, répliqua aussitôt : &quot;Oh lui ! C't'un vieux cousin ! M'enfin, ça fait longtemps qu'il a crevé, l'pauvre gars... L'avait une malformation... Si cordes... beurk !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tous les frères de faire &quot;beurk&quot; : Joe le lança de façon stridente, William-Jack le répéta de sa voix un peu rauque, Averell le déclama alla Stentor. Et puis, William-Jack, prenant le colis des mains, déchira le papier, et découvrit une partition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Bon, eh bien, celle-ci, c'est pour moi !&quot;, s'exclama-t-il, ravi. Enfin un morceau pour lui ! Averell, qui n'aimait pas les mauvaises habitudes de son kleptomane de frère, lui tapa sur la tête et lui arracha la partition des mains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_violoniste_sempe.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_violoniste_sempe.jpg&quot; alt=&quot;medium_violoniste_sempe.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&quot;Ne soyez pas stupide, William-Jack&quot;, coupa-t-il d'un ton sévère (ça lui était facile, parce que, je vous le rappelle, il avait une belle voix très expressive). &quot;Ce morceau me revient. Libre à vous de me le piquer, ensuite, je commence à avoir l'habitude.&quot; Quant à Joe, il ne jeta pas même un regard sur la fameuse partition, ça n'était sans doute pas assez strident pour lui. William-Jack et Averell, pendant ce temps, continuèrent à se disputer jusqu'à la fin des temps, sans jamais parvenir à un accord.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît qu'une certaine déesse qui voulait semer la discorde s'inspira de ce conte, bien plus tard, en Thessalie, remplaçant la sonate par une pomme on a les moyens qu'on peut). Mais ceci est une autre histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;~¤~&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, j'ai beau être quand même très attachée à mon instrument, et être assez agacée par les manières de certains de mes collègues violonistes et altistes, j'estime que l'arpeggione est tout aussi belle à l'alto qu'au violoncelle. Il faut dire que les deux fois où je l'ai entendue en concert, c'était à l'alto donc bon... Ca aide peut-être ? Et la première fois que je l'ai entendue, en cd cette fois, c'était également à l'alto, par il signor Bashmet, qui n'est pas non plus la dernière des tartes. Et au violoncelle, je ne l'ai entendue que par Rostro, qui n'est pas non plus une tarte, mais... je préfère quand même l'interprétation de l'altiste. Donc bon... Ok, ok, j'avoue, j'aime bien l'alto ; je reconnais qu'il mériterait d'être mieux connu ; après, c'est une question de goût, hein, moi j'les aime bien bruns, bien graves, bien virils, et entre mes jambes . (euh, soyez gentils, ne retirez pas cette phrase certes volontairement provocatrice du contexte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul hic c'est que, quand j'ai dit ça à mon C&amp;T, il a répondu, en substance, qu'il préférait nettement l'alto au violon. La question qui s'imposait alors était évidemment : &quot;et l'alto par rapport au violoncelle ?&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous ne devinerez pas ce que le maroufle, l'impudent a osé répondre !!!!! Rha, ciel, adieu la vie, la mort, les vaches... Il prétend préférer l'alto... Franchement, ça c'est carrément un motif de rupture, nan ? Hum, bon. Je me calme. Je déteste l'alto ! Bouhou, c'est même pas vraiiii... Mais pourquoi, pourquoi tant de haine ? &quot;Mais non, je ne hais pas le violoncelle...hum, euh, aurais-je dit une chose très grave ?&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rha. Bon, non. J'avoue, ces querelles sont idiotes, et ce n'est pas gentil de toujours taper sur les altistes (ça me rappelle la blague du chef d'orchestre, tellement pas très drôle et private que je ne la répèterai pas). Bouhouuuuu ! Mais c'est nous les plus beauuuux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Ouais,mais l'alto il a un timbre très intéressant, un peu rauque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et... sniff, il est pas intéressant notre timbre à nous ? Bouhouuuuu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Rho, mais si, mais si, c'est très beau... Dans l'aigu, c'est très expressif, le violoncelle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans l'aigu ??? Et dans le grave, ça l'est pas, peut-être ? Ouinnnn, je vais me suicider au concerto de Lalo !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rho...  beh excuse-moi... Bon, puisque c'est comme ça, je vais retirer de ma discothèque tous les cds dans lesquels il y a des altos. Et puis tous ceux où il y a des violons, tant qu'à faire.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hahaha. Non, quand même, j'ai reconnu que c'était un peu excessif ; moi-même je ne comprends pas que ma mère ne m'offre que des cds de violoncelle, comme si c'était la seule chose que j'écoutais. Mais non ! Non ! Honte à moi... Traître à ma patrie... Mais l'orchestre est une grande familleuuuh, hein, on va pas se taper dessus, entre cordes, hein... Non, gardons nos coups d'archet pour les cuivres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;T'te façon, c'est quand même nous les meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_gagecase.jpg&quot; alt=&quot;medium_gagecase.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;XD
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                <title>interlude militant</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Thu, 23 Nov 2006 11:25:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    Voyons voyons... quel ton adopter pour évoquer cette journée d'hier ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Musical :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Les Larmes de Jacqueline &lt;/em&gt;(Offenbach) : l'art des nuances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Apétissant :&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Chai Tea Latte de chez Starbucks&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Erudit :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Initiation à l'édition de textes anciens : le cas de  l'&quot;Apologie de Protagoras&quot; dans le &lt;em&gt;Théétète&lt;/em&gt; de Platon&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Malin :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mille et une bonnes idées pour passer le temps pendant un cours chiant comme la pluie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Fataliste :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pondrez un laïus de circonstance sur l'étrange et douloureuse loi qui fait que quand deux personnes assises dans un Starbucks coffee prient pour qu'il n'y ait pas de pluie quand elles rentreront chez elles, il pleut nécesairement à torrents le moment venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Religieux :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Composez un tract d'adhésion à une nouvelle secte qui honorerait en qualité de gourou incontesté une jeune femme de 22 ans qui fait deux heures de marches le mardi et une heure de vélo (dont moitié sous la pluie) le vendredi ; vous vous appesantirez lourdement sur la nécessité de pratiquer un exercice physique régulier en notre sédentaire époque, et tâcherez de caser des formules latines du genre &quot;mens sana in corpore sano&quot;, &quot;alea jacta est&quot;, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Poétique :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;J'aime l'odeur de la pluie le soir au fond des bois, le zouizoui flûté de ma dynamo défaillante, le schouischoui léger des pneus qui glisent dans la boue&quot;. Continuez dans cette veine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rha ! C'est vraiment trop compliqué, mieux vaut laisser tomber ; d'autant que, finalement, à quoi bon s'appesantir sur des détails aussi futiles quand des problèmes tellement plus cruciaux méritent d'être par nous soulevés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Le petit-déjeuner éternise le temps&quot;, déclamait l'autre jour un certain C&amp;T devant son bol de café au lait et ses tartines, avant de soulever un problème hautement problématique : le cas de la Triscotte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Comment ? Tu ne connais pas les Triscottes ?? Oh, mais c'était vachement bon ! C'était... c'était, comment dire...&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_triscotte_pub.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_triscotte_pub.jpg&quot; alt=&quot;medium_triscotte_pub.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hélas, je suis trop jeune ou trop malchanceuse pour avoir jamais goûté cet objet comestible non identifié qui, ainsi présenté, attise assurément ma curiosité. Quel sort funeste a donc frappé cette soi-disant &quot;délicieuse biscotte, qu'était pas vraiment une biscotte, en fait&quot; ? Pour le savoir, j'ai bien entendu posé la question à mon ami très cher, ce bon vieux google. Et comme je ne doute pas qu'à présent cette question vous taraude littéralement, voici les réultats de mon enquête :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Triscottes appartiennent à la marque Heudebert, qui elle-même appartient à Lu, qui elle-même appartient à Danone. Rha, sacré Danone... C'est bien simple, pour moi, quelqu'un qui fait des pubs aussi horripilantes ne peut qu'être foncièrement mauvais ; or le cas des Triscottes ne fait que me conforter dans cette opinion, puisqu'il paraît que je ne sais qui (mais c'est le pdg de Danone, M. Riboud, qui en porte évidemment la responsabilité) a osé comettre une nouvelle génération de Triscottes, dont la recette a été complètement changée et qui, &lt;a href=&quot;http://www.ciao.fr/Avis/Heudebert_Triscottes__2903/SortOrder/2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;paraît-il&lt;/a&gt;, sont aussi délicieuses à tremper dans du café que des parpaings en béton. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des vies sont en jeu ; aujourd'hui, des internautes se mobilisent pour militer en faveur du retour à l'ancienne Triscotte, la vraie, la si délicieuse, et ils prennent cause pour le camarade LST, dont la vie semble bel et bien brisée depuis la disparition de sa triscotte adorée, et qui en est réduit à &lt;a href=&quot;http://www.grapheine.com/bombaytv/play_fr.php?id=1737841&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bidouiller des films de bombay TV&lt;/a&gt; pour que sa biscotte chérie ne soit pas oubliée.. Et tous de publier des notes bien senties sur le sujet, qui toutes mènent par &lt;a href=&quot;http://lst.laserforce.org/blog/?p=168&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un lien astucieux &lt;/a&gt;au cri désespéré du pauvre LST, dont ils espèrent bien que Google se fera l'écho ; après, je suppose qu'ils envisagent de séquestrer un haut placé de chez Danone, Lu voire Heudebert devant son ordinateur jusqu'à ce que celui-ci ait la bonté de taper la recherche &quot;Triscotte&quot; ou &quot;Triscottes&quot; sur son moteur de recherche préféré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personnellement, je me sens très concernée par cette cause, moins par syndrome de Proust que parce que tout cela m'a beaucoup intrigué et que j'aimerais bien, au final, savoir quel goût peut déchaîner autant de passions, autant sur internet que dans l'esprit nostalgique de mon C&amp;T. &lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_triscottes_alsacienne.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_triscottes_alsacienne.jpg&quot; alt=&quot;medium_triscottes_alsacienne.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Et puis, apparemment, à l'époque où on ne gavait pas les enfants d'actimel pour en faire des basketteurs, les femmes qui mangeaient Triscotte avaient la tête pleine de rêves incroyables. De là à prétendre que le produit contiendrait des substances illicites, et que c'est pour ça qu'on aurait changé la recette... anyway ; une bien noble cause que celle des Triscottes, et à laquelle, donc, je m'associe pleinement, en apposant le Logo de circonstance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_triscotte_logo.jpg&quot; alt=&quot;medium_triscotte_logo.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, je conçois volontiers qu'une note exclusivement consacrée à un truc à manger dont j'ignore jusqu'au goût réel, ça ne fait pas très sérieux ; aussi m'empressé-je de profiter à présent de votre coeur ému pour évoquer cette fois un truc à boire dont j'ignore jusqu'au goût réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_starbucks.jpg&quot; alt=&quot;medium_starbucks.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Chez Starbucks, le Chai Tea Latte est délicieux, c'est vrai, mais j'avoue que cette boisson délicieusement chaude et épicée (surtout quand on s'amuse à la corser un peu plus à la cannelle et la noix de muscade) a aussi un peu tendance à m'endormir quand je papote sur un de ces grands fauteuils moelleux de la chaîne. Alors, la solution, ce serait de prendre une boisson fraîche, évidemment. L'ennui c'est qu'en la matière, le choix est plutôt limité, puisqu'on a en gros deux parfums possibles : frappucino mango citrus, ou frappucino framboise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_frappas.jpg&quot; alt=&quot;medium_frappas.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand à cela on rajoute le fait que ma chère mère a été traumatisée par le premier vu qu'un kleptomane agressif lui en a renversé un sur la figure, et que de toute façon je suis pas fana de mangue, ben...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais, non, franchement, faut nous améliorer ça ! Trouvez-nous d'autres frappucinos ! Bon, maman et moi, on a une idée excellente de parfum excellent, une idée originale, colorée, et très couleur locale : faites un frappucino à la myrtille !!!! J'ignore à qui appartient Starbucks, qui est son pdg, et je n'ai aucun logo alléchant pour vous donner envie de nous unir à notre cause pour un produit qui n'existe pour le moment que dans notre imagination fertile, à Mag et moi, mais franchement... c'est une idée de génie, et je pèse mes mots. Alors, comme je doute que les messieurs de Starbucks traînent beaucoup sur les blogs, le plus simple pour nous rejoindre dans ce noble combat est sans doute de remplir les jolis questionnaires qui traînent dans n'importe quel starbucks... Dites-le, criez-le, chantez-le sur tous les tons, dans tous les modes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ON VEUT DES FRAPPUCINOS A LA MYRTILLE !&lt;/strong&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/11/13/la-vie-la-mort-les-vaches.html</guid>
                <title>La vie, la mort, les vaches...</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 14 Nov 2006 00:00:00 +0100</pubDate>
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                    Quoi qu’aient pu laisser sous-entendre quelques récents commentaires, non, non, ce blog n’est pas mort, hahaaa, je suis encore là, tel le phénix renaissant de ses cendres, ou plus modestement la marmotte joyeuse sortant le bout du nez de son trou, au pays joyeux des monstres gentils, ce jardin pas loin où il suffit d’un peu d’imagination… ahem. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dirait que je délire, avec mes histoires de phénix, mais sans vouloir m’enfoncer dans le macabre, la mort est de saison. Et je ne dis pas ça uniquement parce que pour la troisième fois de suite les « phrases de condoléances » apparaissent comme la première recherche menant au présent blog, quand au passage je n’ai assisté en tout et pour tout qu’à un seul enterrement dans ma vie, et que je n’ai pas prononcé la moindre phrase de quelque type que ce soit tellement j’étais mal à l’aise. Non, je ne suis pas morbide, qu’on se le dise ; et le noir ne me va au teint qu’accompagné d’un pull-over bien rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, en ces temps de Toussaint – hum, j’suis un peu en retard, comme fille, pour ceux qu’auraient pas remarqué, tiens d’ailleurs faut VRAIMENT que je refasse ma carte d’identité -, donc je disais, en ces jours de Toussaint, en ce sinistre mois de novembre, officiellement catalogué mois le plus morose de l’année (ou c’est février ? je sais plus ; en tout cas ça se dispute), difficile de passer entre les têtes de mort, même si je dois reconnaître que le battage médiatique autour d’halloween a été plutôt soft cette année. Oh, rassurez-vous, pas plus que je ne me promène au père Lachaise avec un affreux bouquet de chrysanthèmes à la main le 2 novembre, pas davantage je ne me déguise en affreux squelette au joues creuses et aux dents sanglantes pour effrayer les petits n’enfants. Pour la mémé acariâtre que je suis au fond, ce ne serait pas très… enfin … non, ce n’est pas mon genre ; moi, ce que je fais, c’est que je me déguise en fille de psychanalyste tragiquement décédée de la tuberculose et le tour est joué ; autrement dit je me pointe comme je suis et je me rue sur le menu orange de ma chère mère, face à un Romain couronné de lauriers du même ton et à un pseudo Tom Cruise plus vrai que nature –donc effectivement assez effrayant ( :p). Ben quoi, faut bien que ça serve d’être le sosie de Sophie Freud. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_freud_sophie_1919.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_freud_sophie_1919.jpg&quot; alt=&quot;medium_freud_sophie_1919.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, l’idée que nous vivons une période absolument morbide ne m’est pas venue un soir glacial, pluvieux, gris Paris, alors que je rentrais chez moi le dos scié par mon merveilleux mais lourd violoncelle ; &lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_rose.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_rose.jpg&quot; alt=&quot;medium_rose.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;non, elle m’est venue en une après-midi dorée par les derniers rayons d’un soleil de bronze, sous un ciel mauve, face au jardin mordoré de la ferme cotentine de mes chers parents ; le cul sur l’espèce de terrasse en granit, les pious pious des perdrix aux oreilles, mon panier de pommes à la main, et ma mère en train de planter ses bulbes de tulipe dieu sait où, et puis elle aussi maintenant que j’y pense (non, ma mère n’est pas un écureuil). Ouais, en cet instant béni où j’aurais dû me trouver au fin fond d’un amphithéâtre endormi à écouter une conférence sur « De l’oral à l’écrit : le domaine latin », séchée sans remords pour avoir droit au moins à un week-end peinard, je me suis dit que si le paradis existait, il devait être assez proche de ma situation d’alors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_IMG_9605.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_IMG_9605.JPG&quot; alt=&quot;medium_IMG_9605.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Bon, avec un petit C&amp;T et quelques amis dans les parages, éventuellement… Mais sinon ça m’aurait bien botté, comme repos éternel ; non parce que, « l’enfer c’est les autres », merci bien mais quand on a toujours vécu dans une famille nombreuse la solitude c’est méchamment angoissant, alors ma solution serait d’avoir les gens que j’aime juste à portée de main. Et les mains en question pourquoi pas occupées à éplucher les pommes, oui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus amusant est que le bled en question s’appelant Les Pieux, ça semblait plutôt bien adapté comme lieu de villégiature pour un repos éternel. Enfin… Repos éternel… Entendons-nous ; comme ma mère – ou mes mères, devrais-je dire, je supporte assez mal le fait de rester strictement à ne rien faire. Oh, je ne suis pas comme ma grand-mère qu’on n’a aperçue à l’occasion somnolant dans un fauteuil que passés ses 77 ans, mais disons que j’aime avoir le mains occupées, et qu’aux Pieux elles ne manquent pas de l’être ; rha, ça y est, j’ai encore écrit une phrase qu’on pourrait mal interpréter, tant pis tant pis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Novembre a cette année plus que jamais marqué le début de la fin, l’automne, le moment où les pommes cessent de mûrir et pourrissent au pied des arbres, où l’heure d’hiver raccourcit bigrement les journées des lève-tard dans mon genre, où même les plus optimistes re- dans mon genre ne peuvent que constater que, non, les arbres ne sont plus roux, mais chauves. Enfin… sauf mon n’arbre à moi que j’ai planté… Koulikouli qu’il est beau, mon pseudo érable ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_IMG_9603.JPG&quot; alt=&quot;medium_IMG_9603.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous venons, avouons-le enfin, de passer l’acmê de l’année, son paroxysme, son aboutissement glorieux, son bouquet final tout de feux pétaradants. Maintenant, l’année vire sénile jusque…mon anniversaire, environ (comment, vous trouvez que c’est égocentrique comme façon de voir ???). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous touchons précisément à ce où je voulais en venir : comme je l’ai dit avant le million de parenthèses précédentes, aux Pieux j’étais diablement occupée, entre les poires à cueillir, les pommes à peler, les compotes à cuire, les bocaux à stériliser, le violoncelle à entretenir, la laine à tricoter, Sophocle à annoter, le houx à repérer, les bulbes à planter, les arbres à pailler… et autres trucs en « er » qui doivent encore pouvoir se trouver. Si début novembre est la période la plus morbide de l’année, c’est aussi évidemment, car l’un ne saurait aller sans l’autre, celui où la vie n’apparaît que de façon plus éclatante. C’est incroyable le nombre de personnes déprimées en octobre que je croise et que me disent qu’ils se sentent vachement ragaillardis sans raison apparente. Mais c’est normal, moi ya rien qui me met plus en forme que de chanter à tue-tête des bouts de requiem (sauf peut-être getting better des Beatles) ; bon je suis peut-être un peu bizarre, mais à force de croiser des citrouilles évidées, on finit par se féliciter inconsciemment de n’en être pas encore arrivés à ce niveau de décrépitude, pas vrai ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je vous le dis, faut se méfier des morts, ya rien qui ragaillardit davantage les vivants ; tenez, le grec ancien, c’est une langue morte ; il n’y a que les hypocrites pour dire « ancienne ». Ben, n’empêche que le grec moderne, sans grec ancien, n’existerait pas : parce que le jour où ces sacrés grecs ont fini par avoir un Etat grec, et qu’il s’est agi de trouver une langue qui convienne à tout ce beau petit monde de paysans ben d’chez eux, j’aime mieux vous dire qu’ils étaient bien contents de pouvoir injecter dans le patois de Nauplie tout le vocabulaire de leurs glorieux ancêtres, qui avaient le bon goût de ne pas parler que de leurs vaches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_IMG_9611.JPG&quot; alt=&quot;medium_IMG_9611.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(ceci uniquement pour caser une nouvelle photo des Pieux, prise par ma mère attendrie par la lumière illuminant le blond poil des petits veaux). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, si on veut, le grec moderne est en vérité du grec zombie… j’imagine fort bien un gros oméga vert, qui s’avance vers moi en tendant des grands bras décharnés, d’où pendouilleraient lamentablement des lambeaux de peau… bon appétit si vous êtes à table ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, même au niveau linguistique, donc, les morts sont en vérité de bons vivants, c’est moi qui vous le dis ; méfions-nous, méfions-nous. On croit devoir pleurer quand il faut rire aux larmes. C’est comme chez ce bon vieux Offenbach, qui compose des élégies tout à fait ravissantes ponctuées l’air de rien de nuances ridiculement exagérées et dont les mélodies semblent vous susurrer à l’oreille : « allez, allez ! encore une petite glissade, hihi ! » avant de se muer en sonneries de chasse. J’extrapole peut-être un peu, mais le bougre était violoncelliste, et je suis prête à parier qu’il savait pertinemment ce qu’il faisait. Adonc, amis, buvez, chantez, rien ne met tant en valeur les couleurs que le gris ; sortez la dinde en l’honneur de vos bons pères pèlerins, et farcissez-vous bien la panse en l’honneur de ces glorieux défunts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avais promis d’insérer dans ma note une des photos du meugnifique CD glorieusement gagné sur le site de Mozart en Buffalos, mais c’est raté ; pour la peine, je reconnaîtrai qu’il n’y a pas qu’en automne ni au fin fond de la campagne normande qu’on peut se croire au jardin d’Eden.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_200609058_Lago_Verde_1834m_.JPG&quot; alt=&quot;medium_200609058_Lago_Verde_1834m_.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Où suis-je, où vais-je ?</title>
                <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/08/27/ou-vais-je.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Sun, 27 Aug 2006 23:45:00 +0200</pubDate>
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                    J'ai l'esprit de contradiction tellement exacerbé que je me contredis moi-même ; il suffit que j'aie décrété que je ne ferai pas de note &quot;où sommes-nous&quot; pour continuer dans mes délires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement, mon C&amp;T adoré a fait l'acquisition d'un nouvel ordinateur, et après quelques petits allers-retours chez le marchand la bestiole fonctionne, dotée d'un petit logiciel charmant que vous connaissez certainement : Google Earth (bah oui, je suppose que vous êtes plus au courant que moi des joies de la technologie). Une grosse mappemonde sur laquelle on voyage avec sa petite souris, en zoomant avec parfois une qualité d'image presque effrayante ; pour peu que vous habitiez une grosse ville, qui sait si vous ne reconnaîtrez pas votre voiture devant votre immeuble... Bref, je charie un peu mon C&amp;T sur le fait que ce genre de petites baades virtuelles est devenu l'un de ses passe-temps favoris. Il tape une destination au hasard, et zboïng, telle une puce géante, ou le petit poucet sur ses bottes de sept lieues, le voilà parti en sibérie, à Pétaouchnok, t autres contrées pittoresques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que le C&amp;T est parti pour de vrai (sniffff) se dorer sur les plages normandes (et prendre des coups de soleil, non mais je vous jure...), je me suis moi-même prise au jeu de Google Earth ; la chair est faible, la femme est faible, et ma maîtrise est longue à rédiger. Comme on m'avait parlé du fait qu'il existait une petite ville de Castille à mon nom, j'ai tapé celui-ci avec diverses orthographes : si je le laisse tel quel, je me retrouve en effet en pleine Picardie, du côté de Saint Quentin pour être précise. Pas vraiment très pittoresque. Mais c'est toujours amusant d'imaginer qu'on a une ville à son nom ! Ou même un lieu-dit ! En tout cas, moi, ça caresse mon ego dans le sens du poil. alors, frappant encore plus fort, j'ai tapé mon prénom. Qui suis-je ? Où vais-je ? O Google Earth, mon beau Google Earth, dis-moi tout ! Eh bien... Violaine se trouve également en Picardie...pas très loin de mon nom de famille, en fait. C'est fou, non ? Moi qui me sens tantôt prise de fièvre hispanisante, tantôt parcourue de frissons britanniques... Beh nan, mon ch'tit vieux, c't'une Picôrde que ch'zétions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé avec tous les noms que je connaissais, il y en a qui ont droit à des choses plus exotiques, genre mon petit frère expédié en Guinée Equatoriale ou ma prof de violoncelle au Zimbabwé. (non, non, je n'ai jamais voulu envoyer balader ces personnes là-bas, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !!!). Mais ne nous plaignons pas : la recherche du prénom de ma soeur a échoué ; étonnant, quand on sait qu'elle se prénomme Marine, et que je me souviens fort bien être allée un jour dans un port qui s'appelait &quot;Sainte-Marine&quot; (En Bretagne, je crois). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, vous devriez faire comme moi ; si un jour vous décidez de tout plaquer et de changer de vie, vous saurez où aller : s'enterrer dans un bled à son nom, c'est carrément le summum du chic, non ?
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                <title>Chinoiserie</title>
                <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/07/15/chinoiserie.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Sat, 15 Jul 2006 19:50:00 +0200</pubDate>
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                    Oeil pour oeil, dent pour dent. Ma chère mère, sur mon insistante demande, a établi &lt;a href=&quot;http://mdam-marguerite.blogspirit.com/archive/2006/07/15/portrait-chinois-de-ma-toutouille.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un portrait chinois de votre servante &lt;/a&gt;; d'ailleurs, je serais curieuse d'avoir l'avs de ceux qui me connaissent dessus ; parce que je me sens outrancièrement flattée, donc bon ^^. Bref. Maintenant, c'est à mon tour de me coller au portrait de ma mamounette. Parce que, c'est vrai, quand on fait son propre portrait chinois, on finit par mettre ce qu'on aime plutôt que ce qu'on est vraiment... c'est intéressant aussi, remarquez, mais moins fun, quand même. Donc voilou. Je vais moi aussi prendre quelques précautions oratoires, en précisant que je risque quand même de dire un peu n'importe naouak... Au moins, je me serai bien amusée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_dahlia.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_dahlia.jpg&quot; alt=&quot;medium_dahlia.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une fleur, elle serait... &lt;/strong&gt; ben évidemment son prénom veut dire marguerite, et ça ne lui va pas mal, mais j'aurais plutôt vu quelque chose avec plus de peps, genre un beau dahlia (en même temps vu mes connaissances en botanique...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_eventail.gif&quot; alt=&quot;medium_eventail.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un objet, elle serait... &lt;/strong&gt; un éventail. Dire pourquoi... hum, je trouve que ça a un côté à la fois gentiment coquet et pudique. Et puis elle a tout le temps chaud, ma chère asthmatique, alors un éventail en cette saison c'est toujours utile, non ? Pis on peut faire tout plein de jolis dessins dessus, et pis...hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une saison&lt;/strong&gt;, elle serait... le printemps. Pas les giboulées de mars, plutôt avril-mai, une mi-saison parfaite, qui met de bonne humeur. Avec les oiseaux qui gazouzouillent, et tout...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_1_4_mai_2006_007.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_1_4_mai_2006_007.jpg&quot; alt=&quot;medium_1_4_mai_2006_007.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_3accords-hawaienne.jpg&quot; alt=&quot;medium_3accords-hawaienne.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une chanson, elle serait... &lt;/strong&gt;Oh, un truc assez énergique, mais rigolo... Par exemple &lt;em&gt;Hawaïenne&lt;/em&gt; des trois Accords :D Bon, en fait, j'aurais voulu trouvé une chanson un peu plus subtile que ça, mais bon, on peut toujours voir un sens philosophique profond à &lt;br /&gt;&quot;J'aurais voulu que tu sois hawaïenne&lt;br /&gt;Pour que tu grimpes en haut des cocotiers&lt;br /&gt;Nous n'aurions plus besoin du laitier&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...Nan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un film, elle serait...&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Princess Bride&lt;/em&gt;, de je ne sais qui, avec je ne sais qui.  &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_princess_bride.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_princess_bride.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_princess_bride.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un mois, elle serait...&lt;/strong&gt; le mois de Mars ; c'est un mois combattif, ça, c'est pas du mois de femmelette. en même temps, c'est un mois relativement doux, normalement, je veux dire, pas excessif, enfin en général... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un jour, elle serait... &lt;/strong&gt; le mardi. euh oui, c'est encore le jour de Mars ^^ Ben pourquoi le mardi ? Euh, je sais pas... Je trouve que c'est également un mois assez combattif, en fait, mais faut dire que c'était celui qui était le plus chargé pour moi cette année... Mais chargé de bonnes choses. Et puis le lendemain il y avait le gentil mercredi. Je délire, moi. Mais Mardi-Magali, voilà. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une actrice, elle serait... &lt;/strong&gt; Bon, je connais beaucoup moins d'actrices que ma petite mamounette, mais je pense que celle qui lui correspondrait le mieux c'est Nathalie Portman. &lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_nathalie_portman.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_nathalie_portman.jpg&quot; alt=&quot;medium_nathalie_portman.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_joaquin_phoenix.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_joaquin_phoenix.jpg&quot; alt=&quot;medium_joaquin_phoenix.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un acteur, elle serait... &lt;/strong&gt; Joaquiiiiin ^^ Phoenix. ben tiens, comme par n'hasard c'est des acteurs que t'as pris comme avatars de tes persos, hasard ou coïncidence ? Bah à mon avis aucun des deux, simplement j'ai raison de penser qu'il y a un rapport entre eux et toi... (bon, je ne te cache pas que j'ai longuement hésité avec Tom Cruise, mais bon... :p)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une chanteuse, elle serait... &lt;/strong&gt; euh, je connais assez mal les chanteuses, à vrai dire... j'aurais bien mis une chanteuse française, mais aucune ne me satisfait... Il nous faut quelque chose d'un peu Wock and Woll, si j'ose dire, alors... peut-être Charlene, la leader de Texas ? &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_charlene.jpg&quot; alt=&quot;medium_charlene.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un chanteur, elle serait...&lt;/strong&gt; ... Pareil, faut un ptit rock sympathique... bon, beh Jean-Louis aubert ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un groupe elle serait...&lt;/strong&gt; Abba XD&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un style de musique, elle serait...&lt;/strong&gt; du Rock Psychédélique &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un livre, elle serait...&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;l'oeil du dragon&lt;/em&gt;, de Stephen King (qu'elle m'a prêté ^^)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un personnage, elle serait... &lt;/strong&gt; La princesse Fiona&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une peluche, elle serait... &lt;/strong&gt; Un grand singe vert pomme hilare&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une pièce, elle serait...&lt;/strong&gt; une salle de bains jaccuzzi et tout et tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un vêtement, elle serait... &lt;/strong&gt; une graaaaande écharpe rose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une série télévisée, elle serait...&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Mac Gyver&lt;/em&gt; :p&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_macgyver.jpg&quot; alt=&quot;medium_macgyver.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un tableau, elle serait... &lt;/strong&gt; Ce tableau d'Edward Burne-Jones qu'on a vu ensemble à Lisbonne (sauf que les couleurs sont vraiment incroyables en vrai)&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_espelho_de_venus.jpg&quot; alt=&quot;medium_espelho_de_venus.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une matière scolaire, elle serait... &lt;/strong&gt; la littérature, je pense ^^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un plat, elle serait...&lt;/strong&gt; un truc avec plein de fruits. Euh, pas une salade de fruits. Plutôt un plat salé avec des fruits. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un animal, elle serait...&lt;/strong&gt; un chat. Parce qu'on a l'air gentilles comme ça, un peu paresseuses, aimant le confort des fauteuils starbucks, mais on a tendance à donner facilement des cous de griffe ^^&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un accessoire, elle serait...&lt;/strong&gt; une graaaaaaaande écharpe rose. (persiste et signe)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une partie du corps, elle serait... &lt;/strong&gt; soit le nez pour sa finesse, son flair, soit la bouche parce qu'elle parle et rit beaucoup :D&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un sens, elle serait...&lt;/strong&gt; le toucher&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un instrument de musique, elle serait...&lt;/strong&gt; une guitare sèche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un fruit, elle serait...&lt;/strong&gt; une cerise &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un légume, elle serait... &lt;/strong&gt; une tomate cerise (hahahahaha)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un pêché capital, elle serait... &lt;/strong&gt; la paresse &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était une odeur, elle serait...&lt;/strong&gt; pêche blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si elle était un de ses personnages, elle serait...&lt;/strong&gt; forcément un mélange de tous ; peut-être Zephira.
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                <guid isPermaLink="true">http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/07/09/note-bleue.html</guid>
                <title>Note bleue</title>
                <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/07/09/note-bleue.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Sun, 09 Jul 2006 18:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    J'avoue, j'ai cédé à la tentation d'un titre un peu facile, mais le bleu me semble de saison : ce soir, &lt;strong&gt;finale de coupe du monde !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous vois perplexe ; ça vous étonne que je parle football, hein ? Alors, non, je ne suis pas devenue tifoso endiablée, mais je suis par contre plus que jamais odieusement vénale ; or, après que j'aie informé les établissements Dove que je faisais de la pub pour eux de façon très subtile (voir note précédente), ceux-ci m'ont donné les coordonnées d'annonceurs très intéressés par ma prose bientôt légendaire (oui, l'espoir fait vivre)&lt;br /&gt;; seule consigne : que je m'aligne sur les préoccupations françaises du jour, à savoir un ballon dans une cage. Moi, ça ne me dérange pas, hein, pourvu que je sois millionnaire. Ne vous étonnez donc pas si des messages subliminaux parasitent la note de temps en temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, la vérité, c'est que j'ai encore vu à la télé tout à l'heure des supporters s'égosiller en sautillant : &quot;Allez les Bleus !&quot; et &quot;Zidane y va marquer !&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_zidane_orange.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_zidane_orange.jpg&quot; alt=&quot;medium_zidane_orange.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Alors, euh, primo, il me semble que Zidane n'est pas attaquant. Je sais bien que &quot;Dieu est de retour&quot;, mais faut quand même pas non plus pousser ; tel que c'est parti, vous allez voir qu'ils vont nous mettre juste Zidane sur le terrain : Zizou passe à Zizou, qui -oh, joli geste-, passe à son tour à Zizou et...ah, contré, attention, contre-attaque, Zizou en défense, et le tir...bel arrêt de Zizou, qui frappe à son tour...et but ! &lt;br /&gt;Secundo, rassurez-vous, les gars, &lt;strong&gt;les bleus&lt;/strong&gt; gagneront de toute façon vu que la &lt;strong&gt;squadra azzura&lt;/strong&gt; ne se traduit pas par &quot;équipe rose à pois verts avec des bandes violettes sur les côtés&quot;. Donc les bleus vont gagner, c'est sûr, ah chic alors ! D'ailleurs, savez-vous pourquoi l'équipe italienne évolue en bleu ? J'avais posé la question à l'ex-copain de ma soeur, qui en sa qualité non pas de copain de ma soeur mais de Sarde était sans doute au courant, vu qu'en Italie le football est la seule religion qui puisse un tant soit peu concurrencer la papolatrie régionale. Eh bien, malheureusement, Gianni (c'était son nom) l'ignorait ; il m'a dit que ce devait être à cause du &lt;strong&gt;bleu du ciel&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, chers amis, voici enfin la réponse à cette questoin existentielle, dénichée pour vos beaux yeux sur le net :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’équipe d’Italie débute tardivement sur la scène internationale. Elle dispute son premier match le 15 mai 1910 à l’Arena de Milan face à la France. Les Italiens qui jouent en blanc, l’emportent sur le score de 6-2, et font chavirer de joie tous les tifosi de la péninsule italienne. C’est le 6 janvier 1911, lors d’un match contre la Hongrie, que l’Italie va pour la première fois jouer avec un maillot bleu, &lt;strong&gt;la maglia azzurra&lt;/strong&gt;, en hommage à la famille royale des Savoie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, on pourrait m'embêter en me demandant pourquoi ils se sont crus obligés d'honorer ainsi Victor, Emmanuel, Philibert et les autres, mais ce serait comme de demander pourquoi les Français se passionnent pour Monaco, qui est quand même jamais qu'un bout de caillou trop construit... &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_ToCatchThief.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_ToCatchThief.jpg&quot; alt=&quot;medium_ToCatchThief.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Mais je dois tout de même avouer que la côte d'Azur, c'est assez joli ; du moins si j'en crois le film que j'ai visionné aujourd'hui au lieu de bosser ma maîtrise, &lt;em&gt;la main au collet&lt;/em&gt;, qui est loin d'être mon Hitchcock préféré mais offre tout de même de jolis paysages : aaah, &lt;strong&gt;Cary Grant en maillot écossais&lt;/strong&gt;... Hum, pardon. Je m'égare, je crois. (et n'ose imaginer les mots-clés que des sottises pareilles vont m'amener...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à nos moutons, et livrons-nous à un petit exercice. Je vais vous demander d'examiner l'image ci-dessous pendant environ 10 secondes. &lt;strong&gt;Soyez attentifs&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_blason_20savoie.gif&quot; alt=&quot;medium_blason_20savoie.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez bien regardé ? Bon. Maintenant, vous allez pouvoir sans doute me dire où il y a du bleu là-dedans ; oui, cette chose très laide était le blason de la maison de Savoie. Je reste perplexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_gaultier_coq.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_gaultier_coq.jpg&quot; alt=&quot;medium_gaultier_coq.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Poursuivons, je ne voudrais pas rester sur cette note négative, alors qu'un ciel azuréen est supposé éclairer cette note. [J'aurais bien mis &lt;strong&gt;&quot;céruléen&quot;&lt;/strong&gt; mais à ce qu'il paraît cet adjectif désignerait en fait un bleu sombre et assez macabre, donc j'éviterai.] Nous restons dans une tonalité sportive, et, croyez-moi, j'en suis la première étonnée. Oh, je ne vais pas délirer sur la grandeur de notre nation, qui peint de bleu chatoyant les océans et les courts de tennis, et va même jusqu'à pousser ses cocoricos sur les podiums, non !  Qu'est-ce que ça peut me faire que la Fraaaance rayonne et aille partout de son petit exploit, &lt;strong&gt;l'important c'est quand même moâ, nan&lt;/strong&gt; ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve que celle qui réalise les exploits les plus extraordinaires, c'est donc bien sûr moi. En dehors du fait de mettre dans une même note des sujets qui n'ont aucun rapport, j'entends. Primo, &lt;strong&gt;j'ai découvert l'Amérique &lt;/strong&gt;; même pas eu besoin de Pinta, de Santa Maria ni même de Nina, 'me suis même pas enquiquinée à bouffer des biscuits moisis et du porc salé pendant des mois, je me suis seulement armée d'un violoncelle. Oui, il y a maintenant bientôt deux semaines (le temps passe vite !), j'ai, suite au petit conte sur les mains ennemies, découvert des horizons jusque là inexplorés en ne jouant pas tout le temps sur la touche mais en m'aventurant, de temps en temps, auprès de cet objet étrange appelé chevalet. Et je vous assure que &quot;on a découvert l'Amérique&quot; fut réellement le cri du coeur que poussa B.Noël, lorsque j'eus achevé ma première page d'Offenbach. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois ici une main se lever ; oui, monsieur, vous avez une question ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-oui, bonjour mademoiselle Touille ; vous venez de dire que nous restions dans une tonalité sportive (sic), et vous nous parlez de violoncelle. Alors, c'est bien joli les images nautiques, les épopées imaginaires sur la grande bleue, mas &lt;strong&gt;vous vous foutriez pas un peu de notre gueule par hasard ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_guitare.3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_guitare.3.jpg&quot; alt=&quot;medium_guitare.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Hum. monsieur, je vous trouve un peu sec, mais je vous répondrai poliment : non, je ne me fous pas de la gueule de mon lectorat. D'abord, je ne suis pas la seule à me lancer dans des métaphores stupides qui rapprochent le voyage et la musique, hein. Ensuite, il se trouve précisément que, jusqu'ici, je pouvais considérer le violoncelle comme mon activité sportive hebdomadaire : non parce que, mine de rien, quand on joue comme un pied, on se fatigue vite ! Et voilà où je veux en venir, et où les Athéniens s'atteignirent : maintenant que je sais comment jour comme une virtuose, mainteant que je me suis, pour la première fois de ma vie, entendu dire par madame Noël que je jouais trop fort, mais oui, trop fort, eh bien &lt;strong&gt;il me faut retrouver un nouveau spo&lt;/strong&gt;rt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*le monsieur se rassoit, rassénéré*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_376_INGdiggerWEB.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_376_INGdiggerWEB.jpg&quot; alt=&quot;medium_376_INGdiggerWEB.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Eh bien donc, figurez-vous que j'ai pris pour cet été une bonne résolution ; bah quoi, c'est pas plus idiot que de les prendre en plein hiver, crevé par les orgies de fin d'année et à l'aube d'un éprouvant second trimestre ! Franchement, &lt;strong&gt;l'été, c'est la période idéale pour les grands chantiers&lt;/strong&gt;. Mon C&amp;T en totalise 7, paraît-il. Pour ma part, plus modeste, je me contenterai de :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) rédiger ma maîtrise&lt;br /&gt;2) écrire une oeuvre impérissable&lt;br /&gt;3) aller régulièrement à la piscine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouf ! Rien que d'écrire tout ça, ça me crève, mais toujours est-il que, oui, depuis la semaine dernière je retourne à la piscine, ce qui n'est pas un petit événement au vu de mon expérience &lt;strong&gt;traumatisante&lt;/strong&gt; en la matière. M'étant révélée à moitié sourde en CE2, j'ai eu droit à une super opération des oreilles et à l'interdiction formelle de me baigner, de mettre la tête sous l'eau ou quoi que ce soit de ce genre ; résultat, je regardais mes petits camarades s'éclater dans le petit bain en suant sang et eau dans l'atmosphère étouffante de la piscine Chantreyne. Et quand j'ai eu le droit de me baigner à mon tour, outre des débuts&lt;strong&gt; traumatisants &lt;/strong&gt;dans une piscine de bord de mer glacée pour apprendre à faire trois brasses, je me suis rendu compte que ladite piscine Chantreyne était une ruine dégueulasse, toute pourrie de partout, et je le dis d'autant plus volontiers que depuis ils l'ont refaite à neuf. N'empêche qu'ils ont eu le temps de &lt;strong&gt;traumatiser&lt;/strong&gt; des générations entières de petits Cherbourgeois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, la piscine et moi, ça s'est toujours limité à une séance d'aquaboulevard avec une copine, moi terrorisée dans les tuyaux ou devant les vagues artificielles du grand bassin. Ah, si ! J'allais aussi régulièrement à la piscine de Sion (Valais, Suisse), très chic, avec ses vertes pelouses et sa vue imprenable sur les montagnes alentour. Très chic, s'pas ? Mais en fait, maintenant que j'ai remis les pieds dans des piscines parisiennes, je dois dire que ce n'est pas insurmontable. C'est même plutôt... ouais, plutôt sympa. D'une certaine façon, ça me rappele même des souvenirs de ma toute petite enfance parisienne (donc jusqu'à mes quatre ans), qui de fait a toujours été une sorte de magma ffait d'images de cages d'escaliers, de portes d'ascenseurs, de parkings...et de piscine. &lt;br /&gt;Bien sûr, après tout ce temps, quand je ressors, j'ai mal partout, j'ai les oreilles bouchées et mal au ventre de toute l'eau de javel avalée, mais j'espère (l'espoir fait vivre, hein) qu'à force, j'amélioerai un peu mon lamentable dos crawlé !
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                <title>2</title>
                <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/06/22/2.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Thu, 22 Jun 2006 10:30:00 +0200</pubDate>
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                    Minute culturelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce qu'ont dit et répété et encore répété une petite fois pour la route les membres masculins de ma famille au moment de l'élection de notre dernier pape, depuis qu'une certaine papesse Jeanne a jadis défrayé la chronique romaine pour finir en cloque, on vérifie désormais que les nouveaux élus à cette noble fonction ne risquent pas de remettre l'Eglise dans un tel embarras ; je-ne-sais-qui a pour mission de tripatouiller notre pape en question là où vous pensez, puis déclare solennellement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Duos habet, et bene pendentes&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime commencer mes notes par de belles histoires ! Surtout que, pas plus tard qu'avant-hier (il faut bien deux jours pour que j'arrive à recracher ma phrase en latin, après ça), j'avais de quoi m'écrier, au seuil du plus profond désespoir :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Duos habebam, et bene pendentes !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour ceux qui tireraient des têtes bizarres, non non, je ne m'appelais pas Violain dans une vie antérieure, je n'ai pas trop regardé Nip Tuck, en somme je n'ai rien de commun avec ce cher bon vieux Tirésias qui -deuxième minute culturelle pour le plaisir de se culturer, si vous n'iêtes pas contents plantez-vous devant un match-, eut cette particularité de naître homme, d'être transformé en femme, puis retransformé en homme ; Héra rendit aveugle le malheureux qui avait osé révéler qu'en amour, c'était incontestablement en temps que femme qu'on prenait le plus de plaisir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, eh bien tout cela n'était vraiment que pour faire ma maligne, parce que mes deux &lt;em&gt;pendentes&lt;/em&gt; qui ont disparu, ce sont juste deux pantalons que j'ai achetés cet hiver, un jean basique et un en velours bleu, qui avec le refroidissement de la température me manquèrent beaucoup au moment de décider de ma tenue du jour. Désespérée, j'ai fouillé tous les placards de la maison, histoire de voir si quelqu'un ne les aurait pas empruntés, bien qu'en général cette pratique se limite chez moi aux paires de chaussettes (ça doit être notre petit côté communiste). Point de pantalon, ils ont disparu et je suis très malheureuse, du coup j'en ai piqué un dans le placard de mon petit frère, il n'a pas eu l'air de trop broncher, tant mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, de ce passionnant délire sur des pantalons (fashionista à mort, mwa), j'en suis venue à l'idée que ma vie, soudainement, semblait diablement régie par la toute-puissance du nombre 2, pour un tas de raisons que je vais essayer de retrouver mais que je ne retrouverai évidemment pas. 2 n'est pas un chiffre qui m'est très cher (je suis folle, abattez-moi et le troupeau avec), et étant née la troisième un trente mars, c'est un chiffre que j'ai toujours eu un peu tendance à snober. Ou à trouver snob. Bref. Mais il se trouve que ce trente mai dernier, j'avais très exactement 22 ans et 2 mois, et que c'est cet anniversaire que mes amis m'ont souhaité, en m'offrant (tiens) 2 fois 2 cds. Avouez que si c'est pas du lavage de cerveau, ça, je sais pas ce que c'est. Donc, hochant penaudement la tête, j'ai daigné jeter un coup d'oeil au 2, j'ai soupiré un coup, hausé les épaules, et maugréé en ouvrant les bras : &quot;Oki, oki, viens faire un câlin, quand y'en a pour trois y'en a pour deux&quot; (Okay, j'avoue, c'est nullissime, mais je manque un peu de sommeil) ; surtout en ce -hahaa ! - 22 / 3x2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après donc ma mémorable séance d'habillage de l'autre jour, j'ai eu cours de violoncelle ; maintenant que le 2 et moi sommes sinon amis, du moins en cohabitation pacifique, je puis vous entretenir de la très tragique et malheureuse histoire des deux mains ennemies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il était une fois une petite fille qui avait deux mains, une à gauche et une à droite. Jusque là, rien que de très normal, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et les deux mains s'entendaient à merveille. Elles se faisaient des petits signes amicaux le matin, de chaque côté du torse, s'applaudissaient l'une l'autre, et s'adonnaient à tout un tas d'activités passionnantes comme le lacer de chaussures ou la pâte à modeler. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un jour, la petite fille, qui était vraiment très bête, décida de faire du violoncelle. Et ce fut le début de la fin. Les deux mains commencèrent à faire bande à part. Enfin, plus vraiment &quot;bande&quot; puisqu'elles se retrouvaient précisément toutes seules chacune de leur côté, mais vous m'aurez comprise. La main gauche, qui était une aventurière, décida de se promener sur le manche du violoncelle ; c'était une activité qui demandait de la précision et du doigté, de la rapidité et de la fermeté. Furieuse de s'être vue privée de ce qui lui semblait le plus rigolo, la main droite, qui avait mauvais caractère, s'empara d'un morceau de bois sur lequel étaient tendus des crins de chevaux, frotta ce curieux instrument, appelé archet, sur une sorte de résine collante et la fit grincer sur les cordes de l'instrument. &lt;br /&gt;&quot;Et toc !&quot; fit la main droite, qui avait déjà mal pris le fait que la main gauche, en dépit de toutes les règles statistiques, lui ait déjà piqué l'écriture (notre violoncelliste était gauchère et fière de l'être). &quot;Et toc !&quot;, donc, fit la main droite. &quot;Tu te balades peut-être, sale petite tarentule, mais moâ je fais sonner l'intrument, c'est moi qui crée le son, et quand tu t'échines à faire tes sauts de puce comme une petite surexcitée maladroite, je montre, moi, toute ma souplesse, ma légèreté, ma subtilité et mon art des nuances&quot;. La main gauche, qui était précisément en train de se lancer dans un audacieux démanché do - ré bémol, s'étrangla de colère devant l'arrogance de cette sale mégère qui, du bas de la touche, osait faire sa mijaurée. Elle rata son démanché, et cela la mit de plus en plus en colère. La main droite, elle, ça l'amusait beaucoup, et, rien que pour embêter sa consoeur, elle faisait n'importe quoi. Faisant tanguer l'archet de la touche au chevalet, elle réduisait diaboliquement à néant les efforts de la pauvre main gauche, qui tentait et retentait des dizaines de fois de jouer juste. Lorsqu'il s'agit de jouer des doubles croches, pendant bien longtemps il fut impossible de mettre les deux mains d'accord pour qu'elles jouent ensemble. La main gauche appuyait-elle le majeur après l'index sur sa corde que la main droite en était déjà à la fin du trait. Bref, elles étaient irréconciliables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et notre violoncelliste, dans tout cela, me direz-vous ? Eh bien, notre violoncelliste, force m'est de l'avouer, n'était pas tout à fait impartiale. La nuit, la main droite se faufilait doucement jusqu'à son oreille et lui murmurait tout bas : &quot;c'est à gauche, c'est à gauche que rien ne va ! Dis, ta main gauche, je voudrais pas dire, mais quelle saleté celle-là ! Son fa dièse de l'autre jour, ben dis, c'était quelque chose !&quot;&lt;br /&gt;Et la violoncelliste, qui était un peu bête et très influençable, s'énervait contre la pauvre main gauche qui, certes,n'était pas des meilleures, mais faisait ce qu'elle pouvait. Pas comme l'autre teigne soi-disant douce, souple et gentille qui faisait secrètement des siennes en profitant de ce qu'on ne la regardait pas. Alors bien sûr, le professeur de violoncelle n'était pas dupe, lui, et il criait sur la main droite, qui l'avait bien mérité la vilaine : &quot;Eh, toi, grosse feignasse ! T'as fini de te tourner le pouce ? Refais-moi ce mouvement de souplesse, allez, zou !&quot; Et la main droite, qui n'osait trop rien dire, se bougeait vaguement les fesses et les remuait d'avant en arrière. Mais elle restait assez paresseuse, avouons-le. Sous prétexte de souplesse, c'était une grosse mollasse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses auraient pu durer ainsi pendant bien longtemps, et c'est ce qu'elles firent. Ce n'est que bien des années plus tard que la violoncelliste, qui était je le rappelle un peu bête et à qui, en conséquence, il fallait un peu de temps pour percuter, se rendit compte que ses deux mains ne s'aimaient pas du tout, et que si elle n'avait pas été là pour maintenir un semblant de cohésion sociale, elle aurait rapidement fini manchote, ses deux mains s'entretuant sauvagement au milieu de la nuit. Décidant que la situation n'était plus tenable, la violoncelliste attrapa ses deux mains avec ses pieds -qui eux ne faisaient pas tant d'histoires, et , tandis qu'elles gigotaient vainement pour se libérer, elle s'écria, encolérée :&lt;br /&gt;&quot;Bon, ça suffit, vous deux, j'en ai assez de vos histoires ! Toi, la main droite, je connais tes manigances ! Tu n'arrêtes pas de martyriser cette pauvre main gauche, et tu fiches n'importe quoi, en bas ! Si tu continues comme ça, je vais être obligée d'apprendre mon morceau par coeur, et je le jouerai en ne regardant que toi ! Et on verra si tu fais toujours ta maligne ! Ne sois donc pas jalouse de ta copine de gauche, ça n'a rien de drôle de se promener sur un manche toute la journée, ça file des crampes et ça fait mal au pouce. Vous êtes complémentaires, toutes les deux, et c'est ça qui est merveilleux, hein, les filles ?&quot;&lt;br /&gt;Les deux mains ne répondirent rien, elles firent la sourde oreille. Mais la violoncelliste n'était pas dupe, elle savait parfaitement que ses deux mains l'avaient très bien entendue. Et vous savez quoi ? A partir du moment où elle accorda un peu plus d'attention à sa main droite, non seulement celle-ci se mit à faire quelques efforts, mais même la gauche, soulagée d'être un peu tranquille...joua beaucoup mieux. La violoncelliste et ses deux mains vécurent dès lors heureuses et jouèrent beaucoup de petits morceaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The End.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_VIOLONCELLISTE.gif&quot; alt=&quot;medium_VIOLONCELLISTE.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me rappelle la scène de princesse Mononoké où le garçon a son bras droit maudit qui menace de tuer une bonne femme et où il retient ledit bras droit de son bras gauche. Bref. C'est le bras droit qui est méchant, dans l'histoire, vous avez noté, hein, hein ? Je peux repartir dans un délire sur les gauchers qui ont une prédisposition au génie (Henri Leconte est l'exception qui confirme la règle, na) et qui sont ignomignieusement maltraités par les méchants droitiers qui font que des trucs pour les embêter et qui les traitent de sinistres et d'impurs à tout bout de champ ? Bon, d'accord, je vous épargne ça pour le moment, gentille comme je suis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la place, puisque cette note est placée sous le signe de la symétrie et de l'ambivalence, du yin et du yang, du &quot;faire du mal à ses ennemis&quot; et du &quot;faire du bien à ses amis&quot;, et puisque je vous ai raconté l'histoire de deux soeurs, il me reste à vous révéler une fraternité que je n'avais jusque là pas envisagée, mais qui, lorsque B. Noël l'a évoquée, m'a sauté au visage. &quot;Le métronome, c'est comme le réveil : on les aime pas du tout, mais on peut pas s'en passer&quot;. Purée, mais oui, quel air de famille !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*c'est tout pour aujourd'hui*
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                <guid isPermaLink="true">http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/06/15/arearea.html</guid>
                <title>Arearea</title>
                <link>http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/06/15/arearea.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Thu, 15 Jun 2006 11:25:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_arearea.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_arearea.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_arearea.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais me faire lyncher par mes amis bacheliers (soit au moins quatre personnes, quand même, cette année), mais :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;At last ! ENFIN ! ENFIN ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis libre, liiiibre comme l'oiseau qui déploie ses ailes au-dessus de l'étendue glacée qui...hum, je m'emporte. N'empêche que je viens de réaliser que j'avais terminé mes cours et petits examens qui y étaient liés. Un peu dans la douleur, certes. Hier, examen du séminaire d'histoire des idées, youpla, un peu la cata quand même : il a fallu que je tombe sur des sujets qui portaient pile poil sur les bouts de cours que j'avais pas suivis ; l'un, parce que j'avais filé voir l'Enfant et les Sortilèges (un texte à étudier - et quand je regarde la référence, je vois dans mon cours : &quot;passons au fragment 58B191... et ya plus rien, c'est comique ^^) ; l'autre, parce que c'était en fait une conférence qui avait lieu en dehors du cours et que je pouvais pas y aller. La vie est quand même un peu injuste, nan ? Enfin, j'ai quand même déliré tant bien que mal sur &quot;tranquillité et peur de la mort chez Epicure&quot;, sujet de circonstance, puisque, je l'ai dit, me voilà tranquille ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;At last, ENFIN ! ENFIN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, j'ai encore quelques cours de violoncelle, mes baby-sittings (en ce moment ça n'arrête pas), et accessoirement une maîtrise à rédiger pour septembre, et mes problèmes d'orientation à régler, mais je ne vais quand même pas m'enquiquiner le cerveau pour si peu, crotte à la fin ! L'orage ayant enfin daigné tonner sur nos aimables têtes, les températures sont redevenues supportables en notre douce capitale, mais ces excès de chaleur intempestifs m'ont donné des envies d'évasion. Ca serait bien, quand même, parfois, d'être multimillionnaire, on grimperait dans un avion pour Tahiti sans se poser de questions et hop, vas-y que je t'arrête les embrouilles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_gyorgy-ligeti-02-_5Bgunter-gl.jpg&quot; alt=&quot;medium_gyorgy-ligeti-02-_5Bgunter-gl.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Surtout, peut-être que, là-bas, au Sud du Glouberghistan oriental, on arrêterait deux secondes de me prendre le chou avec ce petit ballon rond qui fait des siennes chez nos pauvres amis allemands ; de se déchirer les vêtements et lacérer le visage parce qu'il n'a pas voulu rentrer dans un malheureux petit but ; et puis, peut-être que, du coup, on passerait pas sous silence des nouvelles un peu plus importantes que l'état de santé de tel ou tel joueur. Genre, je sais pas, savoir que l'un des plus grands compositeurs du XXe siècle est mort lundi dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon vent, György, là où t'es ça doit quand même un peu moins être la folie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_ligeti.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/thumb_ligeti.gif&quot; alt=&quot;medium_ligeti.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://cadencerompue.blogspirit.com/archive/2006/04/23/du-sang-des-larmes-et-de-la-sueur-etc.html</guid>
                <title>Du sang, des larmes et de la sueur (etc)</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Apr 2006 22:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    En voilà un programme alléchant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis que le huit mars a été décrété journée officielle de la femme, force nous a été d'en conclure que les 364 journées restantes, dont ce 23 avril, donc, étaient consacrées au Mâââle. Soit. Messieurs, bonne fête à vous ; en cadeau, une petite digression fort savante qui, j'en suis sûre, remportera votre approbation. Maintenant, si vous le permettez, et dans la mesure ou, en dehors d'aujourd'hui, il vous reste encore 363 belles journées dans l'année, ce n'est point à vous que cette note sera dédiée, mais, plus humblement et plus égoïstement, à mon petit nez, présentement réduit à l'état de fontaine ambulante suite à un rhume carabiné attrapé dans les rues de Valognes (Manche. Je sais, la localisation était fondamentale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'an dernier, j'étais supposée traiter un sujet de maîtrise portant sur &quot;le rôle des petites filles dans les rituels religieux en Grèce et à Rome&quot;. Bon, ma très répréhensible flemme et mon peu coopératif directeur de maîtrise eurent raison de cette grande Oeuvre avant même qu'elle ait atteint ne serait-ce que son quart, mais passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année, réforme LMD oblige, c'est un Mââster 1 qui m'occupe ; et changement de directeur oblige, mon sujet est tout à fait différent, mais son titre tue lui aussi sa mère grave de chez grave (ouais) : &lt;strong&gt;&quot;Faire du bien à ses amis, du mal à ses ennemis : une morale en question dans la poésie grecque archaïque&quot;&lt;/strong&gt;. Je ne m'amuserai pas pour cette fois à expliquer en trente pages pourquoi ce sujet est vachement mieux et super passionnant et tout, je doute que votre bienveillance à l'égard de l'étrange créature férue de Grec ancien que je suis aille jusque là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que vous reconnaîtrez (c'est un ordre) que ces deux sujets, &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; (c'est du latin :)), n'ont pas grand-chose en commun. Comment, vous n'en savez rien ? Mais puisque je vous le dis ! Rha, z'êtes mal luné, aujourd'hui, c'pô possible, ça y est, c'est votre fête, vous vous croyez tout permis ! 'tention, hein, je vais appeler les Chiennes de Garde, hein ! Donc, je ne pensais pas que les rares bouquins que j'ai, quand mêêême, lus l'année dernière pourraient m'être d'une quelconque utilité cette année. Et pourtant, si. Et je m'en vais vous expliquer le pourquoi du comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le problème de l'application de notre morale dans l'univers homérique m'a naturellement incitée à aller gratter la notion d'héroïsme dans l'épopée&lt;/strong&gt; : bah oui, un n'héros, on peut s'attendre à ce qu'il soit un parangon de la vertu, un modèle entre tous à la fois de bravoure à l'encontre de ses ennemis et d'empathie pour ses frères, ses amis, ses copains guerriers, etc etc (autre problème que celui de la notion d'amitié, brrr). Qui dit faire du bien à ses amis dit aussi, sans doute, entre autres, se soucier de leur sort, et, le cas échéant, le déplorer. Figurez-vous qu'il n'y a qu'à l'époque homérique que &lt;strong&gt;les héros ont le droit de pleurer &lt;/strong&gt;sans que leur valeur s'en trouve pour autant altérée ; Platon, après, il a dit que c'était pas bien, bouh ! [Rép., III, 387-9 : « Ainsi nous aurons raison d’ôter aux hommes illustres les lamentations et de les laisser aux femmes ordinaires et aux hommes lâches, afin d’inspirer le mépris de ces faiblesses à ceux que nous prétendons élever pour la garde du pays ».] Et même Archiloque, &quot;le premier grand poète lyrique européen&quot; (sic), trouve ça assez inconvenant. [Je vous épargne la citation bel ange que je suis].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, le truc, c'est que les machins, là, appelés femmes, ça pleure aussi. Cela en fait-il des n'héroïnes aussi ? Est-ce une preuve qu'elles auraient un minimum de sens moral, ces petites bêtes là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_helene.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_helene.2.gif&quot; alt=&quot;medium_helene.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous rassure tout de suite : &lt;strong&gt;une femme qui pleure n'a rien à voir avec un beau guerrier buriné frotté à l'huile d'olive lavé avec mir express sanglotant sur la mort de son pote.&lt;/strong&gt; La femme n'est bonne qu'à sangloter sur son défenseur, parce que, pauvre quiche, tout ce qui la tracasse c'est qu'elle se retrouve sans défense et douc vouée au pire (esclavage, et patata) ; c'est pas de l'empathie, ça, pff, pour qui vous m'prenez ! C'est des larmes de rien du tout, qui servent à rien, juste à souligner leur impuissance, à ces greluches ! Alors que Brad, lui, quand il pleure, eh ben primo c'est pas du chiqué, secundo il a pas le kleenex dans la main gauche qu'il a déjà la lance dans la droite, prêt à venger son compère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_achille.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_achille.2.gif&quot; alt=&quot;medium_achille.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Hélène Monsacré, dans un EXCELLENT bouquin intitulé très poétiquement &lt;em&gt;Les Larmes d'Achille&lt;/em&gt;. Maintenant, la belle Hélène (Monsacré, pas l'autre) va plus loin, et c'est là que ça m'interpelle particulièrement. Je cite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Du côté des femmes, l’accent est mis davantage sur la passivité, la « liquidité » de la nature féminine, comme si l’inadéquation d’un corps de mère à la guerre et à l’art du combat s’expliquait –entre autres raisons- par cette faculté à fondre, à se ramollir. [...] Il faut noter ici la triple occurrence du verbe tekhestai et la double occurrence du composé katakesthai qui traduisent nettement l’idée de liquéfaction, de fonte, de dissolution. Pénélope se consume dans le chagrin ; à force de pleurer, sa peau se flétrit et, d’une certaine manière, ses pleurs incessants usent sa vie, dissolvent ses forces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un tremblement de même nature qui caractérise l’état physique annonciateur du jaillissement des larmes et la manifestation corporelle de la peur. Selon qu’il a envie de pleurer ou qu’il cède à la peur, le guerrier a les paupières ou les genoux qui tremblent. Dans les deux cas, le signe précis pour ce type d’émotion est le tremblement d’une partie du corps. Rien de tel chez les femmes ; on a vu, au contraire, qu’elles pleuraient passivement, qu’elles se liquéfiaient presque paisiblement. L’inversion se précise encore si l’on se souvient que Pénélope se consume dans ses pleurs et fond comme neige au soleil, alors que la douleur d’Agamemnon, dans le passage cité plus haut, est comparée à un déluge de grêle et de neige. [X, 6-7]&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là que les  Athéniens s'atteignirent. Je veux dire, c'est là que je découvris que je n'avais pas totalement perdu mon temps avec mes lectures de l'année dernière. Parce que, ça, la &lt;strong&gt;liquidité du corps féminin&lt;/strong&gt;, ça me parle. Enfin, plutôt, ça a parlé à Aristote et Hippocrate, qui dans leurs jolis traités étaient d'accord sur ce point : en gros, &lt;strong&gt;une bonne femme, c'est jamais qu'une grosse outre pleine d'humeurs.&lt;/strong&gt; (sang, bile, sperme, lait, peu importe, c'est la même chose tout ça, ne commencez pas à chipoter : nos amis Grecs croyaient en l'unité fondamentale des liquides biologiques, surtout chez les nanas of course.) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;D'où infériorité naturelle, biologique, du corps féminin&lt;/strong&gt;. Sci-en-ti-fi-que-ment prouvé. Le corps de Brad est fait de chairs compactes, sèches (même frottées d'huile, bon), son sang est léger et clair, il y a peu de sperme, les valeurs sont le chaud, le côté droit, le haut et l'avant ; son embryon précoce le destine à une longue vie. En revanche, chez la femme, changement de programme : l'embryon est informe et tardif, la vie courte, les chairs humides, lâches et molles (bon appétit si vous êtes à table), le sang épais, sombre et abondant ; il y a beaucoup de sperme, ce qui conduit naturellement (mais si !) à la lascivité (toutes des feignasses !) ; et les valeurs sont bien entendu inverses : froid, gauche, bas. Les Spice Girls, ça vaut pas les 2 be 3, c'est sûûr ! (pas taper, c't'une blague... :)) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Citons nos sources ; ces jolies informations se trouvaient dans la &lt;em&gt;Fille d'Athènes&lt;/em&gt;, de Pierre Brulé. Je sens que vous en redemandez (tous ceux qui pourraient me contredire sont aux toilettes, je suis tranquille), et je ne résiste donc pas à en rajouter une couche avec un extrait de &lt;em&gt;Femmes et Société dans la Grèce classique&lt;/em&gt; de Nadine Bernard : &quot;L'humidité et la porosité du corps féminin, imputables à la texture de la chair, génèrent un excès d'humeurs. L'écoulement de sang menstruel qui rythme la vie d'une femme est ainsi perçu comme un soulagement spontané et une purification salutaire&quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à ce propos, saviez-vous que &quot;Le seul regard [d'une femme qui a ses règles] ternit l'éclat des miroirs, émousse le tranchant du fer, efface le brillant de l'ivoire ... ; à son contact, le lin qu'on fait bouillir noircit ... ; le cuivre prend une odeur fétide et se rouille&quot; ? (Pline, &lt;em&gt;Histoire Naturelle&lt;/em&gt;, VII, 13-14 ; 28-33)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois, bobonne, le liquide et toi, c'est bonnet blanc et blanc bonnet ! C'est pour ça que tu sues sang et eau sur ton plan de maîtrise, et c'est pour ça que t'es enrhumée comme un chien ! Alors, fais pas cette tronche et &lt;strong&gt;va donc faire la vaisselle !&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;:D
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                <title>Panamean Graffitis</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Touille)</author>
                                                <category>Ce qu'a vu le vent d'Ouest</category>
                                                <pubDate>Wed, 05 Apr 2006 11:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Deux termes très à la mode, en ces heures troublées : les casseurs et les bloqueurs. Je ne les mets certainement pas dans le même panier, mais dans les deux cas j'estime que ce ne sont pas des façons de faire ; entre l'anarchie et le totalitarisme, mon coeur balance ! :D &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je n'ai pas l'intention de m'étendre sur le sujet, ni me lancer dans un grand débat autour de ce fameux CPE, je tenais simplement à signaler que ce n'était pas forcément avoir la vue courte et individualiste que de revendiquer le droit à avoir cours (et, dans mon cas, à voir les directeurs de maîtrise). Alors, comme ça, vous voyez à long terme, vous ? Bien ! Enfilons notre longue-vue, envisageons l'avenir, mes amis ! Mais pas sur cinq ou dix ans, c'est un peu mesquin, non ? Je parle de l'Histoiiiire, moi, laissons une trace sur le grand livre de l'Humanité ! Or, si je puis me permettre, la méthode employée n'est pas la meilleure : les grilles de la rue de la Sorbonne finiront bien par être démontées (suis-je trop optimiste ?), et les vaillants archéologues qui laisseront traîner leur truelle là-bas dans deux mille ans -s'ils n'ont pas fui sur Mars d'ici là-, ne trouveront pas la moindre trace de votre grande action. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_s_pompei.2.gif&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Cataloguée &quot;artiste de la famille&quot;, je prône le retour au bon vieux graffiti. A ceux qui me répliqueraient qu'on fait difficilement plus éphémère, je signalerai qu'ils ont bien tort, et qu'on a retrouvé à Pompéi un certain nombre de ces petits gribouillis, qu'on les a même classés, analysés, étudiés, publiés, &lt;a href=&quot;http://perso.wanadoo.fr/alain.canu/Pompeii/graffiti_1.htm &quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mis sur le web&lt;/a&gt;... [c'est un lien, ami lecteur !]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_graffiti_politique_de_pompei.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;C'est comme ça qu'on apprend que &quot;Publius Cornicius Restitutus s'est trouvé ici avec son frère&quot;, que &quot;Marcus est amoureux de Spendusa&quot;, que &quot;Mussius n'a rien baisé ici&quot;... Ou qu'on apprend plein de supers insultes latines, donc très chics, du style &quot;in cruce figarus&quot; (va te faire crucifier), ou &quot;cadaver mortus&quot; (pourriture, charogne !). Maintenant, si vous faites plutôt dans la revendication, vous pouvez fort bien laisser des choses plus spirituelles, des citations de Virgile, des petites morales, ou des caricatures politiques. Qui me dessine un petit Villepain à l'argentée toison sur ce joli mur ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette petite réflexion sur le graffiti m'est venue l'autre jour entre République et la Motte-Picquet (ligne8, direction Balard) ; assise sur un strapontin, je considérai sceptiquement sur la porte de mon métro l'inscription suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;La jeunesse en colère&lt;br /&gt;Le champagne c'est trop cher&lt;br /&gt;Obligés de boire de la bière&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me rappelle nos slogans de quand j'étais jeuuuune, où nous prônions la retraite à 30 ans et le smic à 20 000 francs. Tout ça est plutôt rigolo, et invite à la méditation, peut-être. Il y avait à côté de moi un monsieur qui avait sa petite fille sur les genoux. Cette dernière l'interrogea sur la présence de ces gribouillages sur la porte. Son très probablement papa (ou gentil kidnappeur pour les paranos) lui expliqua que c'étaient des gens qui étaient très, très, très en colère qui avaient inscrit ces mots. En dehors de mes instincts de préceptrice qui me disaient qu'il aurait quand même pu préciser que, même quand on est en colère, c'est normalement interdit, les gribouillages sur les métros -mais c'est facile de donner des leçons !-, je me suis dit que la colère n'était peut-être pas exactement la première motivation de notre graffiteur. Non, parce que, la bière, c'pas mauvais, quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un graffiti à l'autre, en me rendant à mon cher conservatoire, j'y ai découvert, en arrivant au deuxième étage, les trois lettres &quot;SLY&quot;, grossièrement tracées au feutre noir. Je soupçonnais Vincenttheone de les avoir inscrites, bien sûr, parce qu'un type avec des baskets dorées ne peut être qu'une grosse racaille, c'est évident, mais son programme télé ne mentionnant pas la diffusion sur les chaînes satellites de la série des Rocky, je me suis dit qu'il ne devait pas être le fan de Sylvester Stallone qui hante nos musicales contrées. Maintenant, la question me taraude : mais qui, QUI est ce mystérieux adorateur ???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, un petit dernier pour la route ; je me sens une âme de décortiqueuse de graffitis énigmatiques, aujourd'hui, et vive le grossissement démesuré de petites choses sans importance ; et vive Catulle, mon glorieux prédecesseur en la matière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a déjà quelques semaines, je rentrais de ma bonne, brave, vieille Sorbonne jusque chez moi, et, comme j'arrivais à Sèvres-Babylone, mon regard fut irrésistiblement attiré par une boutique dans laquelle je n'ai hélas jamais mis les pieds, la maison du chocolat. On pourrait croire que je dérive de ma note, dans la mesure où un dessin tracé au chocolat fondu n'aurait certes pas une grande espérance de longévité, mais sur le mur de ladite boutique étaient tracés ces mots :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Sarko&lt;br /&gt;t'es prévenue&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, un commentaire littéraire ne semble pas tout à fait indispensable, à moins d'un long délire sur la merveilleuse concision de l'expression... Pourtant, le texte m'interpelle. Pourquoi un &quot;e&quot; à la fin de l'adjectif ? S'agit-il vraiment d'une banale faute d'orthographe ? Pourtant, la deuxième personne du verbe être a, elle, été correctement orthographiée ; en fait d'erreur, je me serais plutôt attendu à quelque chose comme &quot;Sarko, t'est prévenu&quot;. Alors ? N'y a-t-il pas un message caché derrière cette finale énigmatique ? Ayant fait réviser ses leçons d'orthographe au petit Clément hier, je puis certifier avec l'appui de l'éducation nationale que le &quot;e&quot; est très souvent un moyen de mettre un nom au féminin. Un boulanger, une boulangère, un cousin, une cousine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là à dire que, par ce &quot;e&quot;, l'auteur a délibérément voulu féminiser notre petit ministre, il n'y a qu'un pas, que, bien sûr, je m'empresse de franchir. Traiter quelqu'un de femmelette, voilà en effet une belle insulte, une vieille insulte surtout ; moi qui travaille en particulier sur la vision de l'ennemi, sur la notion de courage, et ce genre de choses, chez Homère, je puis vous assurer que, lorsqu'on vous traite de femme, ce n'est pas un compliment ; &lt;img src=&quot;http://cadencerompue.blogspirit.com/images/medium_paris30.2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;et que le fait que Pâris doive se faire réprimander par sa poire belle-hélène n'est pas une manière de le mettre en valeur (il me semble qu'un des rares mérites de &lt;em&gt;Troie&lt;/em&gt; est d'avoir pressenti la bellâtrie du jeune prince en le faisant incarner par Orlando Bloom). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je citerai à cet effet Hélène Monsacré : &quot;les comparaisons animales les plus infâmantes pour un guerrier sont celles qui l'assimilent à une femelle, qui nient sa virilité&quot;. Et vas-y que je te balance des &quot;coeur de biche&quot; dans ta face ! Ou encore : &quot;Hélas ! Achéennes menaçantes, et non plus Achéens ! Certes, ceci nous sera un grand opprobre, si aucun des Danéens ne se lève contre Hector&quot; (VII, 96-8). Si par hasard, à la guerre, vous voyez votre ennemi fuir devant vous, la queue basse, apostrophez-le donc tel Hector Diomède : &quot;certes, les cavaliers danaens th'onoraient entre tous, te réservant la meilleur place, les viandes, et les coupes pleines. Aujourd'hui, ils t'auront en mépris, car tu n'es plus qu'une femme ! Va donc, fille lâche !&quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne voudrais pas après cela que vous alliez me traiter mon Homère de salaud de mysogyne ; en fin de compte, dans l'histoire, les nanas ne s'en sortent pas si mal, et notre poète fait plutôt office de modéré, quand on lit par ailleurs chez Hésiode qu'&quot;un homme ne doit pas se laver dans l'eau où s'est baignée une femme&quot;, ou que &quot;qui se fie à une femme se fie aux voleurs&quot;. Mais trêve de bavardages, je pense qu'il n'est pas besoin de pousser plus avant ma démonstration : par ce &quot;e&quot; effronté, l'auteur de notre graffiti a manifestement cherché à émasculer symboliquement notre ministre de l'intérieur, à lui dénier toute forme de courage, la vertu masculine par excellence (virtus, vir, andreia, anêr). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. De quel poids est une banderole, un pavé, face à ce petit &quot;e&quot; féroce ? Revenez aux graffitis, mes amis, et si par extraordinaire une pluie de cendre devait, demain, nous tomber sur la tête, on se souviendra de vous.
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