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27.09.2006

Petite moisson

Hier, le mot-clé "baignade hiver canard givré" a disparu de ma liste de septembre au profit d'un certain "lesb" ; je suis énervée. C'est pour ça que mes phrases sont courtes. En août, huit mots-clés ne seront pas ici mentionnés, en raison de leur caractère pornographique. Je suis je crois quelqu'un d'équilibré, au moins de ce point de vue. Avec ou sans accent, non, je ne suis pas une *bsédée.

Ceci posé (mais à quoi bon ?), mots-clés d'août :

photos seins nus plage
Celui-là je le garde parce que les trois marches du podium sont pires. Décidément on ne peut plus faire d'humour sur ce blog ; on leur donne ça, ils réclament ça : l'affiche de Lolita, et voilà qu'on me demande de faire du topless. Allez vous rhabiller.

chocolat chaud
Oui, s'il vous plaît ; avec plein de bonne crème dedans ; je veux aller chez ce fameux Angelina voir à quoi ça ressemble... vivement l'hiver pur et dur !

phrases de condoléances
Notre nouveau grand classique ; je n'ai aucune suggestion en la matière et ne suis pas pressée d'en chercher.

jet set
Je suis venue, j'ai vu, je me suis carapatée en vitesse.

phrase de condoleances
Non, même pas au singulier.

souliers vernis
Mmm... non, je n'ai pas ça en stock ; en même temps, sur trois paires de chaussures...

stymphale
Je crois que le ministère des affaires étrangères déconseille cette destination pour les vacances, ya des zozios un peu féroces près du lac.

12 travaux asterix hydre némée
L'hydre de Lerne ou le lion de Némée, il faut choisir ; des jeux sur ce thème ? Mais ce ne sont pas des travaux d'Astérix, ça, ma bonne dame. Je sais pas...vous en prenez dix et vous les bouffez tout crus ?

a quoi correspond andantino
Ca fait plaisir qu'une recherche a été fructueuse. C'est un peu plus lent qu'andante. A votre service.

apaiser boutons de moustiques
Essayez l'apaisyl, mais c'est pas ce qu'il y a de mieux

aquaboulevard période bleue
Je savais pas qu'il y avait des périodes bleues... Je ne vais pas à cette piscine, trop chère, je me contente des piscines de la ville de Paris à 1e50 l'entrée, c'est plus dans mon budget !

Et nous nous voyons dans l'obligation de censurer les mots-clés restants.

Eh ben mon vieux, maintenant je me souviens pourquoi je n'ai pas posté ce compte-rendu plus tôt ; quelle angoisse !

26.09.2006

L'intérêt d'une note est une valeur subjective

Jamais cette rubrique n'aura mieux porté son titre ; mes cheveux me désespèrent. Je croyais qu'en raison de mon moral en moyenne excellent depuis quelques temps -pour cause de C&T, ils seraient un peu plus résistants que d'ordinaire, et qu'en atteignant une certaine longueur x, un peu en-dessous des épaules, ils ne se transformeraient pas en champ de pellicules grasses sitôt 19h sonnées. J'ai une fois de plus un peu surestimé leur résistance, et je me suis réjouie un peu tôt : depuis quelques temps, impossible de me les laver sans que ma main ne ramène à chaque passage des paquets navrants de victimes agonisantes.

Face à cet amer constat, deux solutions se présentent à moi :

- aller chez le coiffeur et renoncer à un look de danseuse espagnole

- faire comme si de rien n'était, espérer que j'arborerai aussi bien que Natalie Portman le look "V for Vendetta" -ce à quoi, disons le tout de suite, je ne crois guère. D'ici là, investir dans les actions destop et devenir très très riche.

Comme je crains le délit dinitiés, je pense qu'il va falloir quand même que je choisisse la première solution, c'est à dire casquer 30 euros pour une séance de tortures où l'on me demandera pendant des heures de choisir la coupe que je voudrais dans ces meuuugnifiques catalogues, faisant fi de mes "cha m'est égal ! coupez et qu'on en finisse ! réveillez les instincts créatifs qui sont en vous !", entre deux lectrice de voici empêtrées dans leurs bigoudis, avec des remarques du genre : "ah, vous avez des pellicules !" -merci j'avais pas remarqué- ou "vous devriez vous faire un ptit balayage !" Oseriez-vous dire que ma couleur naturelle n'est point seyante, ce superbe brun très vaguement cuivré par l'été ? Et pensez-vous vraiment que je vais relancer de 20 euros pour des grosses mèches toutes moches comme vous allez me les faire ?

Je ne supporte pas qu'on me tripote, et je ne comprendrai jamais comment Arielle Dombasle peut passer sa vie chez son esthéticienne ; je veux bien croire qu'on me dise qu'elle est mieux conservée du coup que je ne le serai à son âge (voyez comme je suis concilante, accepter de se faire comparer à Arielle Dombasle), mais en tout cas je m'en tiens pour le moment au plan c : shampoing "fortifiant" régluier, et advienne que pourra.

24.09.2006

Beuleubeuleu

[22/01/05]

Chers amis, chers ennemis, bonjour à tous ! Un sujet tout à fait passionnant du forum de Pern (dont vous trouverez le lien en bas à gauche de ce blog, mais bon, maintenant que je sais faire un lien faut bien que je frime un peu), donc, disais-je, un sujet fort intéressant nous demandait à quels jeux nous jouions.

Toute ma vie a été bercée par le beuleubeuleu, joli mot assez mystérieux, il faut le dire, qui désigne en fait le jeu de cartes le plus stupide que la terre ait jamais porté, et dont j'ai longtemps ignoré qu'il avait été inventé dans le cadre restreint de notre famille et/ou de nos amis. Le jeu du beuleubeuleu est convivial et crétin. Il n'exige absolument aucune capacité intellectuelle, et rend ridicules tous les gens qui y jouent. Il est très convivial et constitue, à ce titre, le jeu idéal pour vos nuits en refuge, histoire de vous mettre en forme avant le sommet qui vous attend le lendemain. Cependant, il n'est pas nécessaire de se trouver à plus de trois mille mètres d'altitude pour y jouer, ceci pour rassurer à l'avance nos lecteurs néerlandais (je sais qu'ils sont nombreux...)

Trêve de blablatage. Il est temps de passer au contenu du jeu lui-même !


*dites : ouiii !*


Pour jouer, il vous faut :

- un jeu de cartes (même pas nécessairement complet, d'ailleurs) mais modèle 52 cartes, hein ! ^^

- quelques bons amis (le plus possible), le minimum étant sans doute de...trois quatre. Mais comme on dit, plus on est de fous, plus on rit. Vos amis devront être équipés d'une bouche et d'une main.


Et voilà ! c'est tout ! N'est-ce pas merveilleux ! Enfin, il y a tout de même quelques règles...


- Répartissez le tas de cartes dont vous disposez (comme je le rappelle, ça peut être un agglutinement infâme de plusieurs jeux incomplets) entre les différents joueurs, qui se placent convivialement en cercle et posent leur paquet devant eux. Vous pouvez commencer à jouer !


*dites : Aaaah !*


- Chacun à son tour pose une carte au centre, et ainsi de suite. Lorsque la carte est un 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ou 9, contentez-vous de regarder en riant les autres joueurs et d'attendre avec angoisse la carte du suivant.

Pour les autres cartes, par contre, il vous faut agir.

- Si un valet s'avance, vous saluez cette gloire des armées françaises d'une main placée martialement sur le côté de votre tête (n'importe lequel, sauf sivous jouez avec des militaires pointilleux). Bon, comme je suis un ange, je vous mets une belle n'image.


medium_militaire.gif


[Impossible de retrouver l'image originale]

Si vous pouvez avoir le même air que la dame ci-dessus, c'est parfait ! Mais vous n'avez pas besoin d'un képi...

- Si c'est une dame qui pointe le bout de son mocassin, vous dites poliment : "bonjour Madame !" Sans un geste, c'est compris ?

- Et si c'est un roi, vous lui dites : "bonjour Monsieur !". Les variantes comme "altesse", "Sire", "Votre gracieuse majeste" ne sont pas acceptées. vive la République ! euh, pas de "bonjour, citoyen", non plus...

- Si vous voyez se profiler la silhouette malicieuse d'un As, gare à vous, prenez votre main préférée (ou l'autre, au choix) et frappez aussi brutalement que possible le paquet du centre. Il est préférable de demander aux joueurs d'enlever leurs bagues avant le début de la partie. Bon, comme tout jeu débile qui se respecte, le dernier qui tape récupère tout le paquet...


-Si vous vous trompez : c'est-à-dire, que vous dites le moindre "bon..." à un valet -ou à toute carte qui n'est pas un roi ou une dame, si vous saluez militairement une dame ou toute autre carte, bref, quoi que vous fassiez qui soit pas ce qu'il faut faire parce que la Rèèègle l'aura décidé, eh ben, paf, vous récupérez le paquet du centre. ahi ! C'est bête, hein ? Et le gagnant est le premier à avoir fini son petit paquet à lui, bien sûr.


Vous voyez, quand je vous disais que c'était un jeu stupide ! Bon, il est évident que ce jeu doit se jouer le plus vite possible! Si vous passez trois heures à examiner chaque carte pour regarder de près si c'est un R ou un V qu'il y a dans les coins, ça n'est plu drôle du tout ! Donc, voilà, allez très vite, et ne jouez pas avec des personnes cardiaques, femmes enceintes, et autres personnes à risques. Quoiqu'une femme enceinte doit pouvoir supporter, I guess...mais je voudrais pas qu'on me colle un procès au dos. On va pitêtre dire que je pervertis la jeunesse avec mes jeux idiots ? Oui mais, j'ai eu une enfance difficle, monsieur le juge, vous en avez la preuve sous les yeux...


Voilààà ! Si j'ai oublié quelque chose, dites-le moââ !


(un esprit averti aura compris que le but de cette note est de faire un lien machiavélique depuis Pern sur le présent Blog -enfin, si les gens veulent la règle, bien sûr...Donc je n'attends que des commentaires super élogieux de votre part ! :D)


Sauf que maintenant que je ne suis plus sur pern, cette note acquiert un caractère généreux et désintéressé qui n'est pas pour me déplaire !

23.09.2006

Les mésaventures d'Henri

M. et Mme Paindur, qui habitaient au 3, allée des Primevères, clamaient et proclamaient à qui voulait les entendre la Grande et unique devise de leur existence : il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger. Ils affirmaient avec la plus grande fierté n'avoir jamais mis les pieds dans une cuisine, encore moins dans un restaurant, et niaient jusqu'à l'idée qu'on puisse éprouver le moindre plaisir en se fourrant quelque chose dans la bouche. Tout cela était du dernier vulgaire, et ils n'avaient rien à voir avec ces horreurs, merci bien.

M. Paindur était d'ailleurs responsable commercial de la Vitavallée, une entreprise tout à fait révolutionnaire spécialisée dans l'élaboration de substituts alimentaires destinés à éviter de perdre du temps à table en avalant simplement les éléments nutritifs nécessaires à la survie. C'était un marché neuf mais qui, depuis quelques années, avait pris une ampleur phénoménale ; désormais, la Vitavallée, comme ses concurrents, proposait une gamme variée de produits, de la traditionnelle pilule à avaler avec un verre d'eau au patch à coller sur le ventre, en passant par la gomme à mâcher, le comprimé effervescent ou la poudre à diluer. L'entreprise avait reçu le soutien chaleureux des gouvernements de l'ensemble des pays développés, qui y voyaient le moyen d'améliorer de façon conséquente la productivité face aux PED-puisqu'il n'était plus nécessaire d'octroyer des pauses déjeuner à ces fainéants d'employés-, mais aussi la solution-miracle qui résoudrait enfin le problème de l'obésité.


Je reconnais que c'est atteindre le sommet de la cuistrerie que de s'autociter, mais quelques événements récents m'ont mis en tête mon antique prose, que mes nombreux admirateurs connaissent sous le titre d'"Henri Potée à l'école des cuisiniers". Comme (presque !) tout ce que je fais, cette oeuvre grandiose s'est rapidement interrompue, avant que je ne conte les aventures de mon petit cuistot perdu chez les vilains bouffeurs de pilules. Dans mon esprit, un tel scénario relevait quand même un peu de la science-fiction : d'accord, la plupart des publicités actuelles vantent un produit alimentaire non tant point pour ses vertus gustatives que pour leur teneur en oméga 3, vitamines, fibres, calcium, potassium, magnésium, et que sais-je. Le petit vieux fait la guerre au cholestérol, l'étudiant oublie ses frites et ses pizzas, et, championne toutes catégories, la pétillante mère de famille caresse la tête de son chérubin qui a bien pris sa petite bouteille de vitamines ce matin, "pour bien grandir !"

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Force nous est cependant de constater que les choses prennent maintenant des proportions légèrement surdimensionnées à mon goût : voilà que Knorr, prenant en compte les recommandations des nutritionnistes qui recommandent de consommer l'équivalent de dix fruits et légumes par jour, sort "Knorr Vie", la petite bouteille qui contient messieurs dames tout plein de légumes et de fruits, et (ah ces publicitaires) attention quand vous l'ouvrez où les bananes, patates, carottes et autres choux-fleurs vont valser partout ! J'avoue qu'il n'y a peut-être pas encore de choux-fleurs mais quand même... Tout ça fait un peu peur ; pauvres gosses, on dirait des animaux d'élevage, des poulets élevés au grain ; est-ce qu'on veut en faire tous des basketteurs professionnels ?medium_img_prod_banana.jpg

Dernièrement, j'ai fait pas mal de baby-sittings chez une personne qui est à fond dans l'alimentation bio ; c'est bien simple, chez elle il n'y a que de l'huile de colza, des légumes et, attention, des "petits bruns", c'est-à-dire ces petits beurres tout bizarres et secs. Pour le petit déjeuner, son pauvre petit garçon, qui doit avoir 3-4 ans maximum, se tape donc des tartines de pain noir avec un peu de beurre -même pas de confiture- trempées dans du jus de pamplemousse ou du lait. Est-ce que ça n'est pas un peu sinistre ! Et, comme par hasard, le gamin s'appelle Henri !

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Bon, soyons clairs, je ne suis pas là à dire qu'il faut noyer nos gosses dans des rivières de chocolat fondu, mais franchement... On a tous survécu au Nesquik, et on est pas si ratés que ça, quand même !

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20.09.2006

Hors Saison

Quand il y a un temps pareil, je me dis qu'il doit y avoir là-haut un type qui s'occupe de faire la pluie et le beau temps ; tous les jours, rebelote, il sort le pot de peinture, et il badigeonne le ciel, un grand coup de bleu par ci, deux trois nuages flippants par là, et, le soir, on écoule ce stupide pot de rouge décidément trop flashy pour une chambre à coucher. De temps en temps, ce type en a assez, et il se met en grève ; ou alors c'est un décorateur intermittent du spectacle, alors il proteste contre ses excécrables conditions de travail : on a beau dire, peiturlureur de ciel c'est un boulot précaire, on sait jamais quand il nous tombera sur la tête. Bref. Ces jours-là, le ciel est blanc. on peut même pas dire qu'il fasse franchement moche, simplement moite, chaud, et pas beau ; à se demander comment, avec un foutage de gueule pareil, le type se fait pas virer (mais sans doute qu'ils le remplacent, qu'il l'envoient en enfer et tout ?). En tout cas, moi, l'usagère moyenne, j'allais pas me laisser faire comme ça et céder aux altermoiements d'un artiste tourmenté, non mais zut alors, j'ai aussi droit à un peu de couleur dans mon ciel ! Je veux dire, on se tape régulièrement des trombes d'eau à chaque grand nettoyage de la toile, alors bon, ils pourraient se fouler un peu pour la déco.

Donc, brandissant un cierge vers le ciel, j'ai prié très fort sainte Fleur -bah oui, je ne sais pas qui est le saint patron des décorateurs, alors j'ai pris ma soi-disante patronne, qui doit en vérité avoir déjà suffisemment de travail avec les Rose, Capucine, Marguerite, Jacinthe, Lily, Violette, sans s'attarder longtemps sur les dérivés dans mon genre. N'empêche que, mine de rien, ma prière a dû être entendue, parce que peu après, en relevant le nez, j'ai constaté un net progrès : azur moucheté de petits nuages blancs, voilà du travail comme je les aime. Bon, c'était peut-être un peu surfait, le ciel à la Magritte, beau comme une tapisserie, mais enfin je pouvais difficilement me plaindre de ce (argh ! déjà !) dernier jour d'été.

Demain, nous serons en Automne, nous aurons officiellement le droit de nous gaver de pommes, poires, scoubidoubidouwouah, noix diverses et variées, huîtres (enfin ça maintenant faut peut-être se méfier)... J'aime l'automne ; quoi qu'ai pu laisser penser le début de cette note, je n'ai rien contre le mauvais temps, pourvu qu'il soit franchement mauvais. Après tout, mon C&T et moi nous bisoutâmes pour la prime foâs sous un ciel des plus maussades, et ça n'a pas été de mauvais augure : bisou pluvieux, bisou heureux, dit le proverbe (mais si mais si). Seulement, avec cette nouvelle saison qui démarre, je me rends compte que je suis vaguement, mais alors très vaguement décalée par rapport au reste du monde ; hum, enfin, disons plus simplement par rapport à la plupart de mes connaissances. Je ne parle pas de mes frères et soeurs qui, rivés 24h sur 24 et 365 jours par an devant leur écran, e doivent guère se soucier de la ronde des saisons. Mais, plutôt, de la catégorie vaguement plus représentée des gens qui sortent parfois de chez eux, généralement pour aller travailler.

Ladite catégorie est généralement aussi celle qui profite en juillet août de vacances délicieuses, à la mer, à la montagne, à la campagne, quoi qu'il en soit une catégorie que, non, je ne plaindrai pas, car j'ai pour ma part passé deux mois à bosser, pour la première fois de ma vie ; accouchement douloureux et difficile pour aboutir à une petite crevette de 1,4 centimètres d'épaisseur, mon "mémoire" de mâââster 1 (padawan pour les intimes). Moi qui suis incapable de travailler par moi-même, et encore moins sur le long terme, vous parlez d'un exploit ! Depuis 8 jours exactement, le bébé repose à la maternité, où il attend de savoir si, oui ou non, il est viable. Euh, je veux dire, je l'ai rendu le douze, et j'attends la soutenance ; il me reste également huit jours -voyez comme les choses sont organisées- pour répondre aux questions suivantes :

- comment ai-je procédé ?
- quelles difficultés ai-je rencontré ?
- quel plaisir ai-je pris dans cette activité ?
- question susidiaire : pourquoi ai-je mis tant de temps ?

Voilà un entraînement digne d'un quizz de Vincenttheone. Alors voyons...

=> Comment j'ai procédé ? Ben j'ai lu, lu, lu, lu, relu, j'ai regardé ma montre, j'ai paniqué, j'ai fait un plan en quatrième vitesse, j'ai attendu que les émeutes se tassent, j'ai soufflé un peu, j'ai re-regardé ma montre, j'ai relu encore une petite fois, j'ai tapé, j'ai retapé, j'ai perdu des bouts de mémoire en route, j'ai re-retapé, j'ai hurlé à la mort, j'ai tapé encore un peu, et voilà. Mais je pense qu'il va falloir présenter les choses un peu différemment, non ?

=> Mes difficultés ? Par quoi je commence ? Par mon angoisse croissante face au "monstr" Homère ? Par les poètes tellement connus qu'il faut les lire en bibliothèque ? Par le fait que les bibliothèques, je suis justement allergiques ? Ou, plus drôle, par le récit épique de mes mésaventures informatiques, mon jonglage permanent entre 5 ordinateurs, avec pertes de notes au passage, et plus si affinités ? A moins que je ne rédige un long hymne à la force d'âme dont il m'a fallu faire preuve pour lutter contre ma légendaire flemme ?

=> Plaisir... mais si, c'est vrai, j'y ai pris du plaisir, en plus ; non, je me carresse pas avec mes exemplaires des épopées homériques, mais c'est vrai qu'avoir un axe de lecture, ça permet de discerner l'extraordinaire richesse de cette littérature ; bien sûr, au bout de la troisième annotation des bouquins on finit par plus en voir le bout, mais franchement, si un jour vous faites un mémoire, ne vous laissez pas embobiner par tel prof qui voudrait un cobaye pour s'occuper de tel machin bidule rabougri que sa femme de ménage à retrouvé tout en bas de sa bibliothèque, et frottez-vous à des auteurs qui vous plaisent. D'ailleurs, l'année prochaine (si année prochaine il y a), je compte bien retrouver l'amour de ma vie, Sophocle, et ses joyeux comparses. Là, je crois que je vais vite en besogne, mais passons.

=> Pourquoi ai-je mis tant de temps ?
1) parce qu'étudier Homère, c'est sans fin
2) parce que pour se frotter à la bibliographie le concernant, il faut du courage que je n'ai pas.
3) parce que le CPE (un mois sans voir sa directrice, forcément...)
4) parce que mon sublimissime (ahum) concert, parce que les répétitions dans tous les sens et les déplacements.
5) parce que la déprime après certains commentaires sur ledit concert (passons ! ^^)
6) parce que l'amûr
7) parce que l'informatique et moi (rien à voir avec le point n°6)

Il y a donc au moins une des questions que j'ai creusées ; je pourrais également ajouter que je suis toujours, toujours en retard dans tout ce que je fais, hélas ; oh, ça ne m'amuse pas de faire ma maligne, je pense que ce serait nettement moins stressant d'arriver à faire les choses bien à temps ; mais c'est plus fort que moi, je peux pas m'en empêcher : il faut toujours que je fasse le 20 septembre une réinscription au conservatoire qui aurait dû être bouclée le...euh, j'ai un peu honte là... 24 juin. Oh, bah quoi, on est encore en été, hein !

Bon, d'accord, d'accord, demain, je me plierai aux exigeances du calendrier, j'accepterai définitivement le fait que nous sommes en automne ; ce que n'avaient pu me faire accepter mes sorties d'écoles, les marronniers bruns, mon pseudo-érable roux, les angoisses professorales de mon C&T à l'approche de la rentrée, monsieur l'almanach me le fera entrer dans le cerveau : on ne peut pas être toute sa vie en décalage temporel ; on ne peut pas décider le 12 septembre que les vacances commencent, alors que le corps épuisé par deux mois d'efforts intensifs vous donne l'impression d'être en novembre. Il me reste donc une semaine pour me mettre au diapason. On appellera ça mon été indien...

[une note qui commence par du Cabrel et qui finit par du Joe Dassin, ben dis-donc, mon vieux, heureusement que j'ai dit que c'étaient les vacances !]

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