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05.04.2006
Panamean Graffitis
Deux termes très à la mode, en ces heures troublées : les casseurs et les bloqueurs. Je ne les mets certainement pas dans le même panier, mais dans les deux cas j'estime que ce ne sont pas des façons de faire ; entre l'anarchie et le totalitarisme, mon coeur balance ! :D
Non, je n'ai pas l'intention de m'étendre sur le sujet, ni me lancer dans un grand débat autour de ce fameux CPE, je tenais simplement à signaler que ce n'était pas forcément avoir la vue courte et individualiste que de revendiquer le droit à avoir cours (et, dans mon cas, à voir les directeurs de maîtrise). Alors, comme ça, vous voyez à long terme, vous ? Bien ! Enfilons notre longue-vue, envisageons l'avenir, mes amis ! Mais pas sur cinq ou dix ans, c'est un peu mesquin, non ? Je parle de l'Histoiiiire, moi, laissons une trace sur le grand livre de l'Humanité ! Or, si je puis me permettre, la méthode employée n'est pas la meilleure : les grilles de la rue de la Sorbonne finiront bien par être démontées (suis-je trop optimiste ?), et les vaillants archéologues qui laisseront traîner leur truelle là-bas dans deux mille ans -s'ils n'ont pas fui sur Mars d'ici là-, ne trouveront pas la moindre trace de votre grande action.
Cataloguée "artiste de la famille", je prône le retour au bon vieux graffiti. A ceux qui me répliqueraient qu'on fait difficilement plus éphémère, je signalerai qu'ils ont bien tort, et qu'on a retrouvé à Pompéi un certain nombre de ces petits gribouillis, qu'on les a même classés, analysés, étudiés, publiés, mis sur le web... [c'est un lien, ami lecteur !]
C'est comme ça qu'on apprend que "Publius Cornicius Restitutus s'est trouvé ici avec son frère", que "Marcus est amoureux de Spendusa", que "Mussius n'a rien baisé ici"... Ou qu'on apprend plein de supers insultes latines, donc très chics, du style "in cruce figarus" (va te faire crucifier), ou "cadaver mortus" (pourriture, charogne !). Maintenant, si vous faites plutôt dans la revendication, vous pouvez fort bien laisser des choses plus spirituelles, des citations de Virgile, des petites morales, ou des caricatures politiques. Qui me dessine un petit Villepain à l'argentée toison sur ce joli mur ?
Cette petite réflexion sur le graffiti m'est venue l'autre jour entre République et la Motte-Picquet (ligne8, direction Balard) ; assise sur un strapontin, je considérai sceptiquement sur la porte de mon métro l'inscription suivante :
"La jeunesse en colère
Le champagne c'est trop cher
Obligés de boire de la bière"
Ca me rappelle nos slogans de quand j'étais jeuuuune, où nous prônions la retraite à 30 ans et le smic à 20 000 francs. Tout ça est plutôt rigolo, et invite à la méditation, peut-être. Il y avait à côté de moi un monsieur qui avait sa petite fille sur les genoux. Cette dernière l'interrogea sur la présence de ces gribouillages sur la porte. Son très probablement papa (ou gentil kidnappeur pour les paranos) lui expliqua que c'étaient des gens qui étaient très, très, très en colère qui avaient inscrit ces mots. En dehors de mes instincts de préceptrice qui me disaient qu'il aurait quand même pu préciser que, même quand on est en colère, c'est normalement interdit, les gribouillages sur les métros -mais c'est facile de donner des leçons !-, je me suis dit que la colère n'était peut-être pas exactement la première motivation de notre graffiteur. Non, parce que, la bière, c'pas mauvais, quand même !
D'un graffiti à l'autre, en me rendant à mon cher conservatoire, j'y ai découvert, en arrivant au deuxième étage, les trois lettres "SLY", grossièrement tracées au feutre noir. Je soupçonnais Vincenttheone de les avoir inscrites, bien sûr, parce qu'un type avec des baskets dorées ne peut être qu'une grosse racaille, c'est évident, mais son programme télé ne mentionnant pas la diffusion sur les chaînes satellites de la série des Rocky, je me suis dit qu'il ne devait pas être le fan de Sylvester Stallone qui hante nos musicales contrées. Maintenant, la question me taraude : mais qui, QUI est ce mystérieux adorateur ???
Allez, un petit dernier pour la route ; je me sens une âme de décortiqueuse de graffitis énigmatiques, aujourd'hui, et vive le grossissement démesuré de petites choses sans importance ; et vive Catulle, mon glorieux prédecesseur en la matière.
Il y a déjà quelques semaines, je rentrais de ma bonne, brave, vieille Sorbonne jusque chez moi, et, comme j'arrivais à Sèvres-Babylone, mon regard fut irrésistiblement attiré par une boutique dans laquelle je n'ai hélas jamais mis les pieds, la maison du chocolat. On pourrait croire que je dérive de ma note, dans la mesure où un dessin tracé au chocolat fondu n'aurait certes pas une grande espérance de longévité, mais sur le mur de ladite boutique étaient tracés ces mots :
"Sarko
t'es prévenue"
A première vue, un commentaire littéraire ne semble pas tout à fait indispensable, à moins d'un long délire sur la merveilleuse concision de l'expression... Pourtant, le texte m'interpelle. Pourquoi un "e" à la fin de l'adjectif ? S'agit-il vraiment d'une banale faute d'orthographe ? Pourtant, la deuxième personne du verbe être a, elle, été correctement orthographiée ; en fait d'erreur, je me serais plutôt attendu à quelque chose comme "Sarko, t'est prévenu". Alors ? N'y a-t-il pas un message caché derrière cette finale énigmatique ? Ayant fait réviser ses leçons d'orthographe au petit Clément hier, je puis certifier avec l'appui de l'éducation nationale que le "e" est très souvent un moyen de mettre un nom au féminin. Un boulanger, une boulangère, un cousin, une cousine.
De là à dire que, par ce "e", l'auteur a délibérément voulu féminiser notre petit ministre, il n'y a qu'un pas, que, bien sûr, je m'empresse de franchir. Traiter quelqu'un de femmelette, voilà en effet une belle insulte, une vieille insulte surtout ; moi qui travaille en particulier sur la vision de l'ennemi, sur la notion de courage, et ce genre de choses, chez Homère, je puis vous assurer que, lorsqu'on vous traite de femme, ce n'est pas un compliment ;
et que le fait que Pâris doive se faire réprimander par sa poire belle-hélène n'est pas une manière de le mettre en valeur (il me semble qu'un des rares mérites de Troie est d'avoir pressenti la bellâtrie du jeune prince en le faisant incarner par Orlando Bloom).
Je citerai à cet effet Hélène Monsacré : "les comparaisons animales les plus infâmantes pour un guerrier sont celles qui l'assimilent à une femelle, qui nient sa virilité". Et vas-y que je te balance des "coeur de biche" dans ta face ! Ou encore : "Hélas ! Achéennes menaçantes, et non plus Achéens ! Certes, ceci nous sera un grand opprobre, si aucun des Danéens ne se lève contre Hector" (VII, 96-8). Si par hasard, à la guerre, vous voyez votre ennemi fuir devant vous, la queue basse, apostrophez-le donc tel Hector Diomède : "certes, les cavaliers danaens th'onoraient entre tous, te réservant la meilleur place, les viandes, et les coupes pleines. Aujourd'hui, ils t'auront en mépris, car tu n'es plus qu'une femme ! Va donc, fille lâche !".
Bon, je ne voudrais pas après cela que vous alliez me traiter mon Homère de salaud de mysogyne ; en fin de compte, dans l'histoire, les nanas ne s'en sortent pas si mal, et notre poète fait plutôt office de modéré, quand on lit par ailleurs chez Hésiode qu'"un homme ne doit pas se laver dans l'eau où s'est baignée une femme", ou que "qui se fie à une femme se fie aux voleurs". Mais trêve de bavardages, je pense qu'il n'est pas besoin de pousser plus avant ma démonstration : par ce "e" effronté, l'auteur de notre graffiti a manifestement cherché à émasculer symboliquement notre ministre de l'intérieur, à lui dénier toute forme de courage, la vertu masculine par excellence (virtus, vir, andreia, anêr).
Voilà. De quel poids est une banderole, un pavé, face à ce petit "e" féroce ? Revenez aux graffitis, mes amis, et si par extraordinaire une pluie de cendre devait, demain, nous tomber sur la tête, on se souviendra de vous.
11:15 Publié dans Ce qu'a vu le vent d'Ouest | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note






Commentaires
Ahhhh ! Je retrouve bien là ma Touille adorée, érudite et savante entre toutes, adepte des détails et des latinismes helléniques ! Tu nous interpréteras "Omar m'a tuer" la prochaine fois ?
Ecrit par : Ano | 05.04.2006
J'y songerai :D
Ecrit par : touille | 05.04.2006
Tiens! C'est marrant ça! Ce matin, dans mon lycée, y avait un tout nouveau graffiti qui m'a vraiment interpellée, moi et la copine avec qui j'étais. C'était une citation de Ben Harper disant, en résumé, que la musique effaçait toutes les différences. Mais, plus étrange encore que ce choix de Ben Harper (qui prône plutôt le pacifisme) et d'une citation si tolérante (les graffitis du lycée sont en général plutôt du genre "A mort bidule!" "Machin est une prostipute!"), la citation était longue, très bien écrite et ce, sans faute d'orthographe! J'avoue, ça m'a éclairé ma journée :D
Quant à moi, j'ai toujours prôné le tag.. A une période, j'écrivais sur chaque table où j'étais en cours: "Le papier tue des arbres. Ecrivez donc sur les tables!" (je remplaçais par mur quand j'écrivais sur l'un d'eux :D)
Bref, voilà ^^
Ecrit par : mdam_marguerite | 05.04.2006
Oh oui, douce nostaligie du temps pas si lointain où je fus une accro du marqueur... Il m'est même arrivé de m'essayer à la gravure une ou deux fois, dans un élan de délinquance aigüe.
Bon le problème maintenant c'est que les grafitis sont pas trop répandus au Canada, et qu'en plus si je commence, maintant que je suis quasi-prof, à écrire sur les tables d'ici, je risque d'avoir quelques problèmes avec l'administration.
Et puis franchement, pour écrire "mort à la neige !", ça ne vaudrait pas vraiment le coup, autant que j'attende d'être de retour à mon bon vieux Mirail pour ressortir mes armes :p
Ecrit par : Cel | 05.04.2006
Il fut un jour en 6ème où ma prof de français me fit chercher en plein cours d'allemand, pour me demander si tel dessin sur une table était, oui ou non, là lorsque j'y étais assise ; apparemment, elle croyait avoir pris sur le fait une élève en train de le dessiner... Trois tours de réflexion plus tard, je déclarai que ledit dessin était déjà là lorsque j'étais à la table.
Mon dieu ! Aveu de ma vie ! C'est moi qui l'avais fait !
"Mort à la neige"... huhu ^^
Ecrit par : touille | 05.04.2006
:o Toutouille est elle aussi une délinquante, mais où va le monde ! La situation a dû être assez comique cependant ;)
Bon et puis pour la neige j'exagère un peu quand même hein, le printemps arrivant (avec ses oies sauvages, ses écureuils et ses flaques de boue), il n'en reste plus beaucoup (tout étant, bien entendu, relatif). Mais bon le climat nordique, pour la "sudiste" que je suis (heu, pas au sens américain du terme hein :p), ça finit par devenir pesant. Vivement que je retrouve "moun païs" ^^
Ecrit par : Cel | 05.04.2006
Vous le croirez ou non, mais sur les "tables" des amphithéâtres de l'Ecole du Louvre, cette noble et brillante institution, il y a aussi des graffitis ! Même que certains, beh... c'est moi qui les ai faits. Mais bon, au crayon gris, ça compte pas, hein ? C'est des trucs du genre "si vous vous faites chier, rajoutez un petit wagon à ce train" et y'a un train avec quarante-sept wagons (celui que j'ai rajouté étant en forme de temple grec, naturellement, on ne se refait pas, hein ?). Voilà voilà, que des choses hautement spirituelles, donc...
Telle mère tel fils !
Ecrit par : Ano | 06.04.2006
ahem.. A l'école du Louvre z'ont même des graffitis intellos! nous, c'est plutôt "si vous vous faites chier, rajoutez une croix" :p
Toutouille: Mouarf!
Ecrit par : mdam_marguerite | 06.04.2006
Cel, je t'imagine bien dans ton graaand nôrd canadieun écoutant du Nougaro à plein tubes pour faire fondre la neige...
Fiston, je suis fière de toi ^^ Quelle famille d'artistes, d'esthètes, de...bref. J'ai déjà fait le coup du wagon, moi, mais c'tait pas à l'école du Louvre, évidemment. Mmmh, c'tait où ? ach, ma paufre mémoire !
Ecrit par : touille | 06.04.2006
Bon, ben moi je suis bien obligé de clamer mon innocence haut et fort concernant ce mystérieux tag "SLY". J'aime bien Stallone dans le premier RAMBO, à part ça, on s'en lasse vite, quand même... Le jour où vous verrez "UMA JE TE VEUX !" ou "À POIL JENNIFER LOPEZ !", là je dis pas. Même si je n'y suis pour rien, on pourra à juste titre me soupçonner, là, je comprendrais mieux.
Mais Stallone, quand même... M'enfin !
Ecrit par : Vincenttheone | 06.04.2006
Et d'ailleurs, possible que tu aies mal lu. Si ça se trouve, c'est pas "SLY", mais "SLV", pour "Supprimez les violonistes !", ce qui serait beucoup plus logique dans le contexte de ce conservatoire, LOL...
Ecrit par : Vincenttheone | 06.04.2006
aaaah mais bien sûr, suis-je bête ! Tout s'explique, c'est limpide ! Il faudrait en effet que j'aille retourner voir cela de plus près...
Ecrit par : touille | 06.04.2006
Ben oui, bien sûr... SLV, ça peut aussi vouloir dire "Suicidez-vous, Les Violonistes", ou encore "Stop aux Lénifiants Violonistes !"
En résumé : vive le violoncelle !
Un instrument magnifique, sans trop de concertos techniques (bon, y a bien un petit peu de Romberg ou de Duport - genre archi-merde - de temps en temps, mais c'est rien comparé à ces abrutis de violonistes, qui passent leur temps à jouer ces conneries jusqu'à l'âge d'au moins quinze ans, où là on les laisse subitement jouer le troisième de Mozart, du coup, ils comprennent rien, vu qu'on leur présente de la musique pour de bon pour la première fois de leur vie)
Je ne capte pas du tout cette optique des profs de violon (et même de la part de DE NATTES, qui est quand même (après moi, certes, LOL !) le plus cool de chez cool du conservatoire). Putain, nous, en tant que pianistes, mais je ne me rappele pas avoir joué autre chose que du Mozart, du Bach, du Beethoven, mais dès ma plus tendre enfance, quoi, en résumé... Mon plus mauvais souvenir, ça se borne aux études de Czerny, et encore, on ne faisait jamais travailler ça sans avoir au moins un Bach, un Mozart ou un Chopin à côté...
Du coup, on comprend pourquoi ils sont aussi "cons", dans leur grande majorité...
Alors, pourquoi les violonstes sont-ils si cons et prétentieux ??? C'est peut-être un début d'explication, finalement, Is'nt it ?
Ecrit par : Vincenttheone | 07.04.2006
Hum...
Je me prononce, je me prononce pas ?
Vincent, tu cherches à me créer des ennemis, là ! :D Je taguerai bientôt un SLV pour "sauvez les violoncellistes !"
Et vive le violoncelle, yeah !
(euh, pardon)
Ecrit par : touille | 07.04.2006
Je remarquerais juste, en passant, que "violoniste", "violoncelliste" et "vincenttheone" commencent tous trois par la même lettre...
Ecrit par : Ano | 07.04.2006
RHOOOOH, j'étais remonté, là ! C'était une heure très tardive, faut dire...
Ceci dit, je le relis là, tranquille, à jeun, et curieusement, je ne vois pas ce que je pourrais dire d'autre, LOOOOL !!!
Nan, de temps en temps, y en a des biens, des violodistes, faut pas pousser.
Ecrit par : Vincenttheone | 07.04.2006
Fiston, là c'est toi qui cherches les ennuis ^^
Des violonistes bien ? Oui, oui, bien sûr que ça existe, encore faut-il que ce soit à jeun et à une heure raisonnable... Ou le contraire ? Hum, bref, j'arrête, j'arrête.
Ecrit par : touille | 07.04.2006
moi j'ajoute à la liste de mots commençant par v de mon petit fiston le prénom de ma fifille: violaine :D
Ecrit par : mdam_marguerite | 07.04.2006
Gasp... tu crois que quelqu'un m'en veut personnellement ? :/
Ecrit par : touille | 08.04.2006
Ça fait pourtant longtemps que je ne suis pas passée à Paris...
*air innocent*
:p
Ecrit par : Cel | 08.04.2006
lool
Je sais pas toutouille! Méfie-toi quand même!!!
Ecrit par : mdam_marguerite | 08.04.2006
Au secouuuuuurs ! ^^
Ecrit par : touille | 09.04.2006
Bon, ça tourne au réglement de compte en famille, là... Je vais peut-être me désabonner du fil de discussion, sur ce coup...
Au fait, j'ai bien cherché au deuxième étage, mais je ne l'ai pas vu, ce tag SLY ou SLV, il est où ???
Ecrit par : Vincenttheone | 09.04.2006
Heiiin, quoi ? Mais mon pauvre Vincenttheone, c'est vrai que tu te fais vieux ! Le tag est juste à gauche de la porte (côté opposé à l'auditorium), dans la cage d'escalier...
Ecrit par : touille | 10.04.2006
Bon. Ben je scruterai ça à la fin (qui va sans doute s'avérer bien trop rapide) des vacances...
C'est vrai que je me fais vieux, à qui le dis-tu ? Bientôt, je ne vais même plus avoir un âge décent pour me pointer au conservatoire avec mes chères Buffalos, faudra que je revende ma (vaste) collection sur Ebay, sniff, sniff...
RHOOOOH, ce monde est définitivement sans pitié !!!
Ecrit par : vincenttheone | 12.04.2006
A propos de "sueur" : y faudrait peut-être en faire couler un peu pour éditer ce blog plus d'une fois par mois, non ?
Ou c'est trop demander ???
Ecrit par : buffaddict | 04.05.2006
Ya pas d'âge pour les buffalos, voyons.
J'ai regardé hier soir "Astérix : Mission Cléopâtre" et me permets de citer une référence ultime : Jamel-Numérobis, qui vient de se faire rater par une quinzaine de boulets de catapultes :
"Eh, les Romains, vous êtes des Romaines !"
Décidément on ne peut pas regarder un film en paix sans que notre maîtrise se rappelle à nous. La vie est d'un cruel...
Ecrit par : touille | 11.05.2006
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