23.02.2006
Actor's Studio
James Lipton : Well, well, well, miss Touille, maintenant que nous avons épluché votre carrière d'actrice (hoche la tête modestement -grand numéro d'actrice, en effet), je m'en vais vous poser le questionnaire de mon grand hero, Bernâârd Pivott.
Touille : huhuhu ! Un questionnaire ? Ohlala, j'ai rien préparé !
1/ Votre mot préféré?
ploc
2/Celui que vous détestez?
consensuel
3/Votre drogue favorite?
internet
4/Le son, le bruit que vous aimez?
la voix d'Alaaaaaaaaaan (Rickman)
5/Celui que vous détestez?
les cris en général
6/Votre juron, blasphème ou gros mot favoris?
Saperlipopette (mais c'est évidemment pas celui que j'emploie le plus souvent)
7/Homme ou femme pour illuster un nouveau billet de banque?
Moi ! Euh, pardon. Debussy :D
8/Le métier que vous n'auriez pas aimé faire?
Huissier de justice
9/La plante, l'arbre ou l'animal en lequel vous aimeriez être réincarné?
Un olivier, c'est rentable.
10/Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire?
"Quelques personnes sont là qui voudraient te (re)voir"
James Lipton : "Well, je pensais vous laisser face à nos étudiants, mais ce ne serait pas très prudent, je crois... Il vaudrait mieux pour tout le monde que vous enfiliez cette jolie chemise et que vous suiviez les gentils messieurs, là-bas".
10:55 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.02.2006
serial baby-sitter
Ah...qu'il fut doux, ce mercredi matin, de se lever à 9h30 ! Cela faisait si longtemps que cela ne m'était pas arrivé !
*en vérité, ça m'est arrivé la semaine dernière, puisque c'était les vacances, mais évitons de casser le myhte*
Je reprends, donc.
Touille, éplorée : "Aaah, si vous saviez, amis, ce que j'ai enduré ! Combien la vie cruelle me fut ! Tous les mercredis, se lever à huit heures ! Ah folie, ah, malheur !"
L'ami lecteur (ça, c'est vous), fronçant un sourcil, bas : "Elle se sent pas bien, la Touille ? Puisque c'est comme ça, j'me tire ! (l'ami lecteur a trop écouté le donjon de Naheulbeuk)
Touille, encore plus désespérée : Non, non, attendez, je vous explique !
Dans mon quartier, je suis connue ; je suis crainte et respectée. Je reçois des appels désespérés, des appels à l'aide, déchirants. Je suis recherchée. Je suis une serial baby-sitteuse.
Planquée derrière les poteaux "attention école", je guette les blondes frimousses, je leur décoche d'habiles risettes, en tâchant autant que faire se peut de planquer mes canines fraîchement limées. Je les gave de jambon-nouilles et de drôles de petites bébêtes ; ma grosse main crochue agrippe les plus jeunes pour traverser la rue. Je suis la terreur du pâté de maison.
Rien ne me destinait au destin de créature de la nuit, veillant jusqu'à pas d'heure et ne rentrant chez elle qu'à l'aube. Rien, sinon le fait que j'habite dans un immeuble de militaires. Non, non, les militaires ne sont pas tous des cinglés qui votent front national (pas tous, en tout cas). En revanche, un immeuble de militaires, ça veut dire :
1) beaucoup de garçons aux cheveux trop courts
2) abonnement à Cyrillus à tous les étages
Mais surtout, ce qui nous intéresse :
3) beaucoup, beaucoup de gosses. Je pense que la moyenne de l'immeuble doit être de trois par famille, minimum. Autant dire que ça en fait, du monde à garder.
Bon, l'inconvénient, c'est que dans les gamins en question, il y a pas mal de "Marie-Odile, 15 ans, de retour du Groënland, propose cours de Polonais et garde d'enfants le soir et en fin de semaine". Il y en a même tellement que notre gardienne (un modèle de courage, moi j'pourrais pas) a affiché toutes les offres sur la fenêtre de sa loge. Autant dire que, n'ayant pas le virus de l'assistante maternelle dans le sang, et ayant trop d'orgueil pour lui demander de rajouter une "Lady-La-Touille, 21 ans, propose cours de péruvien et baby-sittings quand elle fait pas la bringue chez ses potos, ce qui rassurez-vous arrive à peu près une fois par mois", je ne m'étais pas signalée à l'attention de ces dames. D'autant que je ne parle pas péruvien.
Et pourtant, un jour, le destin frappa à ma porte ; tel Oedipe et ses pieds gonflés, je ne pouvais m'y soustraire. Il vint en la personne non pas d'un aveugle chenu, mais de ma voisine, madame L., respectable mère d'une famille de trois enfants. Elle avait besoin d'une baby-sitter, et voulait savoir si j'étais disponible. Outre que je m'interrogeai en fin de compte sur les compétences/disponibilités de Marie-Odile et ses soeurs, j'eus une seconde d'angoisse, dans la mesure ou cette voisine, je ne la connaissais ni d'Eve, ni d'Adam, ni de personne d'ailleurs. Hein ? Quoi ? On m'épie ? Je suis sur écoute ? Nous ne sommes pas seuls dans l'univers ?
Je devais avoir besoin de thune ; malgré mes réticences à l'idée de me retrouvée embarquée dans un vaisseau extra-terrestre pour servir à des expériences bizarres, j'acceptai -et me promettai de ne plus regarder X-Files. Le soir dit, je mettai à exécution ma formule diabolique : dîner-brossage de dents-petit jeu (facultatif)-histoire-dodo. J'abattais ma massue sur chacun des jolis crânes roses, histoire d'éviter une insomnie au milieu de mon épisode de Sex and the city préféré, et le tour était joué. J'étais dans la place. Mouahahaha.
Bref, finit par arriver ce qui devait arriver : émue aux larmes par mes incroyables performances, madame L. refila mon numéro de téléphone à toutes ses petites amies mères de famille, et, petit à petit, je grignotai du terrain. Je me rendis rapidement maître du pâté de maison ; mon statut de baby-sitter de choc me promettait un avenir grandiose : toutes ces joyeuses têtes blondes, soumises à ma domination ! Bientôt, ils n'obéiraient plus qu'à MOI, ils deviendraient une armée servile et zélée, je les emmènerais manger des crêpes à Montparnasse. Enfin, pourvu qu'ils soient sages, naturellement.
Mais l'hybris menace les mortels qui se croient trop grands, qui osent tutoyer les dieux immortels ; je reçus un coup de fil.
"Allo, wonderwoman à la rescousse ? Vous avez demandé un baby-sitting, j'écoute ?
- oui, bonjour, je cherche quelqu'un pour garder mes enfants le mercredi matin ; par contre, j'habite pas l'immeuble, j'habite de l'autre côté du boulevard G. Ca vous intéresse ?"
Si ça m'intéressait ? C'était la gloire ! Je traversais le boulevard ! A moi l'arrondissement, à moi Paris, à moi le monde ! Et le mercredi matin ! Quelle montée en grade ! J'acceptai sur le champ, et préparai d'emblée unpetit discours pour le jour qui n'allait plus tarder où je recevrais ma légion d'honneur pour services exceptionnels rendus à la nation.
Yavait un piège.
En fait d'enfants, il s'agissait de trois garçons. Je ne sais pas si vous vous représentez bien ce que ça représente, trois garçons coincés un mercredi matin pendant quatre heures et demie dans un appartement parisien. Il faut que je vous fasse un dessin, peut-être ?
Mon mercredi matin devint un defi lancé au monde, et, plus humblement, à moi-même. J'avais le choix : ou bien laisser les chers anges mariner devant la télévision toute la matinée -ils ne demandaient que ça, notez, et je crains que beaucoup de petits garçons comme eux ne soient réduits à cette fâcheuse extrêmité-, soit lutter contre la dictature de l'écran et prôner le retour aux activités saines, divertissantes, en un mot dignes de la baby-sitter de choc que j'étais supposée être.
Ainsi, pendant deux ans, j'ai expérimenté les bricolages, les découpages, les recettes les plus folles pour divertir mes trois monstres. Ce sont ces idées que je compte bien, ici, transmettre à la postérité ; je suis encore baby-sitter, mais désormais je garde les trois terreurs à la sortie des classes, certains jours, et ma tâche consiste donc moins à les divertir qu'à leur faire faire leurs devoirs. Une tâche bien ardue, elle aussi, et dans laquelle j'ai probablement quelques progrès à faire. J'aurai donc sans doute encore quelques expériences bien traumatisantes à narrer ici, histoire de vous inspirer terreur et pitié, comme il se doit à la descendante d'Oedipe-Roi.
D'ici là, portez-vous bien, et soyez sages, ou je le répéterai à vos parents. ;)
21:13 Publié dans Children's corner | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.02.2006
Vénale
Ma douce et tendre mère, dont je mettrai le blog en lien dès que Blogspirit voudra bien (je vais lui demander gentiment), prétend m'envoyer, à MOI, ce questionnaire. Pff, comme si j'étais une grande pécheresse, moi...pas du tout, du tout. Bon, ok, un petit peu, peut-être. Bon, bon, d'accord, je le remplis ton questionnaire ! Après tout, c'est vrai, c'est une façon comme une autre de se présenter.
Avarice: 7 objets dont j'aurais du mal à me passer....
- mon violoncelle. J'ai beau pas être une virtuose, j'y suis attachée. Il paraît que seuls les musiciens peuvent comprendre mais je ne pense pas que ce soit vrai.
- mon ordinateur. Enfin, l'ordinateur de la famille ; régulièrement, je me retrouve obligée de m'en passer, pour cause de virus importé par l'un ou l'autre frérot...Je sais donc de quoi je parle...
- le lecteur cd qui va avec ; enfin, pas forcément le lecteur de l'ordinateur, mais il faut qu'on me laisse au moins un moyen d'écouterde la musique, ou je vais péter un câble, c'est moi qui vous l'dis.
- mon téléphone portable, mais uniquement parce qu'il me sert de montre et de réveil ; sinon, sisi, on s'en passe.
- là, maintenant, tout de suite, mon tube de B***, pour apaiser les démangeaisons dûes aux boutons de moustiques ou de je ne sais quelle saleté de bestiole qui m'a bouffée tout le bras gauche en plein mois de février.
- mes clés. Désolée, l'inspiration baisse à vue d'oeil... mais avouez que ça serait pas très commode de rentrer par la fenêtre tous les jours...
- un oreiller. Je dors très mal sans un oreiller.
Envie: 7 célébrités à qui j'aimerais bien me frotter.
- Alan Rickman *bave*
- Johnny Depp *pas très original, mais bave quand même*
- Machin bidule Gyllenhal *j'l'orthographie sûrement très mal mais bave aussi*
- Colin Firth *je ne m'appelle pas Bridget, mais...*
- Liam Neeson *etc*
- Joaquin Phoenix *bave rien qu'à l'idée d'aller le voir en Johnny Cash*
- Brad Pitt *ouais, j'aime pas particulièrement les blonds mais... bave aussi.*
Dites, c'était envie ou luxure, votre catégorie ?
Colére: les 7 choses qui m'énervent!
- les étiquettes
- le consensus mou
- la pédanterie
- l'absence de curiosité, dans tous les domaines
- la saleté de bestiole qui m'a bouffé le bras gauche etc
- le langage SMS
- les syndicats
Orgueil: mes 7 qualités que je suis trop bien!
Ah, voilà une catégorie qui va me plaire !
- je suis ouverte
- je suis posée
- je suis drôle (parfois à mes dépends, je vous l'accorde)
- je suis franche
- je suis optimiste
- je suis à l'écoute
- je suis un peu essoufflée par cette avalanche de compliments de moi-même à bibi
Luxure: ce qui m'émoustille.
*tente vainement d'imiter un regard lubrique*
- une belle voix
- un poutou dans le cou (le creux, là...)
- une caresse bien placée
- un sourire bien placé
- un air de musique
- un coup d'oeil
- une petite chose sussurrée... Hey, un rien m'émoustille !
Gourmandise:
- des olives vertes
- un muffin de chez Colombus
- un Chai tea de chez Starbucks
- un calisson (oh...peut-être deux...siouplé ?)
- une poignée de pralines
- un carré de chocolat (lait noisettes, au hasard...)
- une crème brûlée
Paresse: 7 choses indispensable pour "flaquer" tranquille
- un hamac
- un oreiller
- une petite couverture
- un piou piou
- une petite musique sympathique
- un gentil monsieur pour faire la bouillotte (ou faire balancer le hamac en été)
- un petit rayon de soleil
Alors alors ? C'est grave, docteur ?
22:54 Publié dans La fille aux cheveux de lin | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le titre
"Lady_La_Touille 3"
Trop Rambo
"La vie palpitante et trépidante de la Touille"
Trop prétentieux
"Moi, moi, et encore moi"
Trop égocentrique (un poil)
"Magical me"
Non, vraiment...
"Coucou c'est moi"
Trop familier
"Sexe et la cité"
Trop aguicheur
"Choucroute garnie"
Trop alsacien
"Un blog de plus"
Trop dépressif
"Sans prétention"
Trop modeste
"De beaux lendemains"
Trop cinéphile
"Cadence Rompue"
Alors...voyons voir ce qu'en dit notre ami Danhauser...
"Lorsqu'une phrase musicale incline vers la cadence parfaite et qu'au lieu de conclure sur la tonique, la dominante (à la basse) est suivie de la sus-dominante altérée ou non et chiffrée 5 ou 6, il y a cadence rompue.
Il peut également y avoir cadence rompue lorsque la dominante est suivie de la sus-tonique chiffrée 5, de la sous-dominante chiffrée 5 ou 6, ou encore de la médiane chiffrée 5, mais ces cadences sont moins usitées.
La cadence rompue ne détermine pas de changement de tonalité".
Vous voilà bien avancés. Alors, en gros :
La cadence rompue, c'est aller où on ne vous attend pas ; c'est suspendre où l'on pensait conclure.
La cadence rompue, c'est une petite coquette qui fait sa maligne.
Ah, et puis... s'il y a une chose que je peux d'ores et déjà affirmer avec certitude au sujet de ce blog, c'est qu'il sera très probablement très irrégulièrement actualisé...
22:00 Publié dans Reflets dans l'eau | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note






